La lauréate du « Grand Prix » à la 72e édition du Festival international de Cannes (14-25 mai 2019), a été accueillie par le producteur Oumar Sall accompagné des comédiens du film et des techniciens. Etaient présents également, le directeur de la cinématographie, Hugues Diaz ainsi que le chargé de la coopération internationale au sein du ministère de la Culture et de la Communication, Germain Coly.
La troupe de danse et chant lébou « Mame Diaré » de Yoff et un ’’faux lion’’, ont assuré l’animation devant le salon d’honneur de l’aéroport.
« Merci, merci Mati pour ce sacre, petite fille de Dial Diop…. merci pour ce sacre, nièce de Djibril Diop Mambety diarama ! … », entonnent les femmes lébous drapées de leur boubou de couleurs orange et jaunes et aux pas de danse du « Ndawrabine ». Ceci sous le regard ‘’joyeux’’ de la réalisatrice.
« Je suis très émue, c’est un moment d’émotions très fort. C’est un peu comme si quand j’étais à Cannes, c’est toujours difficile de mettre des mots sur les émotions », s’est réjouie Mati Diop, accompagnée de son père, le musicien Wasis Diop.
« C’est un avantage pour le Sénégal que le cinéma sénégalais soit porté haut. Nous tenions à la féliciter, elle a été au-devant, nous en sommes fiers. Cela nous ouvre des portes », a quant à lui déclaré le comédien Lamine Ndiaye.
Ce premier long métrage « Atlantique » de Mati Diop sera projeté en avant-première nationale au Grand Théâtre de Dakar le vendredi 2 août prochain. Il le sera aussi le 5 août à l’UCAD, le 6 et le 7 août à Thiaroye et Médina.
Ce film qui raconte l’histoire dramatique d’un groupe de jeunes dont Souleiman mort dans l’Atlantique en voulant rejoindre l’Espagne à bord d’embarcations de fortune. Mais la singularité du film repose sur ce regard féminin porté par la réalisatrice sur le sort de celles qui sont restées au pays. Elles sont hantées par le fantôme des disparus en mer.
De son court métrage intitulé « Atlantiques » (2010) en passant à son long métrage « Atlantique » (2019) au documentaire « Mille Soleils » (2013), Mati Diop évoque un « même mouvement » par lequel elle essaie d’investir et d’apprendre, de découvrir et d’interroger son pays, le Sénégal qui la « fascine » et la « déçoit » tout à la fois.

