A la barre ce lundi 27 mai, Ousmane Mbengue qui a appelé à diminuer l’effectif des femmes au Sénégal en tuant beaucoup de femmes pour espérer ce développer » a fait amende honorable en regrettant son post Facebook.
« Je suis poète, écrivain, comédien », déclare le trentenaire. « Mais j’ai des problèmes de communication ».
Dans ses échanges avec le tribunal, Ousmane Mbengue, a tenté de se racheter en regrettant son post Facebook, « pour moi, c’était une plaisanterie. Je me suis rendu compte de mon erreur tout de suite ». Le prévenu dit s’être rendu à la police de lui-même.
« Vous avez des problèmes avec les femmes ? » interroge la procureure générale
« Est-ce que vous êtes chanceux en amour ? »
A cette interpellation le mis en cause s’est emmuré dans un silence gênant. Il faut rappeler que M. Mbengue a déjà été condamné à six mois de prison avec sursis, pour menaces envers son ex-épouse. « J’aime les femmes, je les adore, je les vénère », déclare-t-il, emphatique.
Et, pour seule réponse, il dit ceci, « dans ma rue, je demande à tout le monde de ne pas toucher aux célibataires. Ce sont mes femmes. Elles m’envoient dans cesse des messages ». Rires gênés dans la salle. « Je demande pardon à toute les femmes de la terre », implore le prévenu, mains jointes
Dans son réquisitoire, la procureure rappelle que, contrairement à ce qui a été avancé dans la presse, M. Mbengue est en pleine possession de ses facultés mentales. «Ces propos ont été tenus par une personne pensante, et bien pensante », martèle-t-elle
Le maître des poursuites requiert contre Ousmane Mbengue deux ans de prison, dont six mois fermes.
L’affaire est mise en délibéré. Le verdict sera rendu mercredi prochain 29 mai.
A rappeler que Ousmane Mbenguze est le monsieur qui avait appelé, lors d’une discussion avec une de ses amies sur Fcaebook à tuer des femmes pour espérer ce développé. « On devrait diminuer l’effectif des femmes au Sénégal pour espérer être un pays développé. On doit en tuer beaucoup, même celles que les juges défendent ». Silence dans la salle

