En dehors des tambours et trompettes qui rythment la fête du travail, elle est jonchée de doléances.
En ce 1er mai, le Secrétaire général du Syndicat Autonome des Enseignants du Moyen et Secondaire (SAEMS) appelle le Gouvernement du Sénégal au respect des accords du 30 avril 2018, et, dans le même ordre, corriger les injustices au niveau des salaires des enseignants.
Selon Saourou Sène, « dans le monitoring de ces accords-là, la vérité est que depuis le processus de l’élection présidentielle, pas grand-chose n’a bougé dans la matérialisation des accords ».
Cette journée du 1er Mai, fête du travail, est donc « une occasion saisie pour le point avec les enseignants, et leur demander de se préparer en conséquence. Parce qu’en-dehors de ce protocole d’accord qui est signé, le Saems a aussi déposé sur la table du gouvernement un préavis de grève, une plateforme revendicative qui nécessite une rencontre entre le gouvernement du Sénégal et notre organisation », renseigne-t-il.
À en croire le Secrétaire général national du SAEMS : « On ne peut pas être dans une administration ou les gens se regardent en chiens de Faïence. Les uns accusant les autres d’être bien ou mal payés. Ces correctifs-là, nous les attendons du Gouvernement du Sénégal. Et je crois que, puisque nous sommes dans une dynamique de voie accélérée avec le Pse, ça commence d’abord par le règlement définitif de la question de la situation salariale des agents de la Fonction publique ».
Pour lui, la question la plus importante est celle du système de rémunération. « C’est le chef de l’Etat lui-même qui s’est engagé pour dire au Premier ministre que non seulement, il souhaite un système de rémunération équitable, mais un système de rémunération qui récompense la compétence et le mérite »,soutient-t-il.

