La Foire internationale de Dakar (FIDAK), se prépare à ouvrir de nouveau ses portes. C’est un des événements commerciaux les plus attendus tous les ans.
C’était ce jeudi 29 novembre que devait avoir lieu l’ouverture. Ce vendredi 30 novembre, le lieu de rendez-vous ne satisfait pas tellement les attentes en terme d’affluence et même d’exposants. Déjà, rares sont les vendeurs squattant les deux allées de l’entrée du CICES. Traitant leurs marchandises comme des stars et les potentiels clients tels des rois. Par des gestes mimiques, ils essaient d’appâter les quelques gens qui passent.
De l’entrée à l’enceinte, un autre décor, pourtant pas très loin de celui du précédent, s’offre. Très peu de stands sont dressés. La plupart sont en cours de construction. A 11h, des exposants arrivent toujours, timidement. Mamadou Fall, est de ce lot. Dès son arrivée, il se met à la mise sur pied de son stand. « Je suis un exposant assidu de la foire. C’est toujours un plaisir de venir ici. Même si les ventes diminuent un peu,» glisse-t-il furtivement. Dans la vie courante, Mamadou Fall tient une boutique de vêtements. « Nous sommes en décembre, dit-il pour expliquer son choix d’exposition, les filles casquent fort pour se sentir belles et porter des habits nouveaux. »
Ndeye Meissa Leye, l’exposante à côté de Mamadou Fall est venue pour d’autres raisons. « Je viens vérifier l’espace que l’on m’a octroyé. Je vends des ustensiles de cuisine. Il me faut une place assez accessible, » dit-elle. Joignant le geste à la parole, elle nous sort sur son téléphone des images de ses ustensiles, qu’elle compte exposer. De grosses marmites au décor frisant « l’africanité », des barbecues, de toutes les formes (Barbecue à gaz, barbecue weber compact, barbecue sur pied électrique…)
La friperie aussi, sera au comble. Il y’en aura pour toutes les bourses, lors de cette exposition–vente. En attendant, l’ouverture officielle reprogrammée au lundi 3 décembre, la foire est au rythme des préparatifs. La cérémonie officielle sera présidée par le Premier Ministre, Mohammed Boun Abdallah Dionne.
Un groupe de filles, élégamment habillées retiennent l’attention. Debout, certaines accoudées sur les épaules d’autres, discutent et rigolent en tuant le temps. « Nous attendons le chargé de communication pour postuler comme hôtesse, » renseigne-Anna Mbaye, étudiante à l’UCAD. « Nous saisissons aussi cette occasion pour nous faire un peu d’argent vu que nous sommes du lot des éternels chômeurs, » renchérit-sa camarade Ndeye Astou en plaisantant pour détendre cet atmosphère de qui va être choisit. Elles discutent entre elles, font connaissance, et se toisent en même temps.
Beaucoup disent que la FIDAK n’est plus ce qu’elle était avant. L’ampleur qu’elle avait, l’impatience, l’attente qu’elle suscitait sont loin derrière. Son aspect commercial lui, n’a pas bougé tant que ça. Les exposants y trouvent leurs comptes. Et les filles y trouvent un boulot périodique. Les garçons aussi, comme marchands ambulants.

