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Togo : Six mois après l’incessante crise le dialogue connaît une avancée, pour la première fois

Pour donner du temps aux deux parties, le dialogue entre pouvoir et opposition a été suspendu jusqu’à ce vendredi 23 février.

Pour la première fois, après six mois de crise politique, le dialogue connaît une avancée, avec la libération de 45 personnes arrêtées lors des marches contre le pouvoir.

L’opposition a obtenu l’une de ses premières mesures d’apaisement exigées. Ils ont dominé le premier jour des débats, qui s’est déroulé à huis clos en présence du Président ghanéen Nana Akufo-Addo, facilitateur dans la crise.

« Le Président togolais a décidé d’accorder une grâce présidentielle à 45 des 92 personnes détenues dans les prisons du pays à la suite de leur participation aux manifestations. La justice togolaise examinera la situation des autres détenus cas par cas, » a déclaré à la presse Daniel Osei, porte-parole de la délégation ghanéenne. « La demande de liberté provisoire des sept personnes toujours en détention dans l’affaire des incendies des marchés [de janvier 2013] transmis aux tribunaux devait être étudier ce mercredi ».

L’opposition suspend les manifestations

Chacune des deux parties une coalition de quatorze partis d’opposition et l’Union pour la République (Unir le parti au pouvoir) est représentée par sept délégués. « Les discussions se sont déroulées dans une bonne ambiance et ont abouti à des conclusions fructueuses », a poursuivi M. Osei. L’opposition a ainsi accepté de suspendre les manifestations jusqu’à la fin du dialogue.

Silencieux ces derniers jours, le Président togolais, Faure Gnassingbé a salué sur son compte Twitter « le bon déroulement des travaux préparatoires ayant permis l’ouverture du dialogue »« Unis par notre appartenance à la mère patrie, le Togo, je reste convaincu que nous parviendrons, entre filles et fils d’une même nation, à nous entendre sur l’essentiel », a-t-il affirmé. Le chef de l’Etat a ensuite « invité chacun de nous à promouvoir la tolérance et à demeurer préoccupé par la paix et le développement de notre cher pays ».

Le dialogue, qui doit durer une dizaine de jours, devrait notamment aborder le rétablissement de la Constitution de 1992 qui prévoyait un maximum de deux mandats présidentiels, une transition politique et des réformes électorales.

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Mame Khary Leye

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