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Cyril Ramaphosa, fraîchement élu Président de l’Afrique du Sud

Le parlement Sud-africain vient d’élire ce jeudi 15 février Cyril Ramaphosa Président de la République.

Cyril Ramaphosa, chef du parti au pouvoir le Congrès national africain (ANC), « est dûment élu Président de la République d’Afrique du Sud », a déclaré le président de la Cour constitutionnelle, Mogoeng Mogoeng, sous les applaudissements des députés réunis en session extraordinaire.

En l’absence d’un autre candidat face à Cyril Ramaphosa, Mogoeng Mogoeng l’a déclaré Président de la République sans même procéder à un vote.

A l’annonce du résultat, le nouveau Président, assis au premier dans l’hémicycle, a fait un salut de la tête, tout sourire.

Depuis son accession à la tête de l’ANC en décembre, Cyril Ramaphosa, 65 ans, tentait de se débarrasser au plus vite de Jacob Zuma, mêlé à plusieurs scandales de corruption.

Son élection à la tête de l’Etat met fin à la crise politique causée par l’obstination de Jacob Zuma à ne pas quitter le pouvoir.

Après des semaines d’hésitations, l’ANC avait finalement exigé mardi sa démission, mais c’est seulement quand le parti a annoncé une motion de défiance pour jeudi que Jacob Zuma s’est avoué vaincu et a renoncé au pouvoir mercredi soir. C’est un Président dos au mûr qui annonce sa démission. Un homme en colère défiant l’ANC : « Je démissionne. Je ne suis pas d’accord avec la décision prise par les dirigeants du parti, mais j’ai toujours été un membre discipliné de l’ANC ». Jacob Zuma quitte le pouvoir humilié, poussé vers la sortie par son propre parti.

Cyril Ramaphosa doit prêter serment dans la foulée et un travail important l’attend. Il va devoir nommer un nouveau gouvernement, relancer l’économie et surtout tenter d’unifier le parti au pouvoir, en vue des élections l’année prochaine.

Quant à Jacob Zuma, il reste membre de l’ANC. Il compte contribuer au mouvement, comme il l’a dit ce mercredi 14 février. Mais pour l’instant, il a d’autres priorités. Il est très affaibli, d’autant qu’il risque de se faire rattraper par la justice dans les mois qui viennent. Son nom est, en effet, cité dans plusieurs affaires de corruption. Il est notamment accusé d’avoir perçu des pots-de-vin dans une affaire de vente d’armement

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Mame Khary Leye

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