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Afrique du Sud : La pression n’a jamais été aussi forte pour que le Président Zuma abrège son mandat

Le parti au pouvoir en Afrique du Sud, le congrès national africain  (ANC), se réunit ce lundi 8 février en urgence pour tenter de trancher la question du départ anticipé du très controversé Président Jacob Zuma, à trois jours d’un discours important et controversé qu’il doit prononcer devant le parlement.

Le second mandat de Jacob Zuma, au pouvoir depuis 2009, n’expire qu’en 2019 mais la pression n’a jamais été aussi forte pour qu’il l’abrège, tant dans l’opposition que dans son parti.

Le temps presse pour l’ANC, qui veut éviter la débâcle aux élections générales de 2019 en renouant avec tous ceux qui lui ont tourné le dos ces dernières années, écœurés par les multiples affaires de corruption dont est accusé le chef de l’Etat.

M. Zuma doit s’adresser jeudi au parlement pour son discours annuel sur l’état de la nation.

Mais les partisans du nouveau chef de l’ANC, Cyril Ramaphosa, élu en décembre sur la promesse de lutter contre la corruption, font tout pour l’en empêcher en obtenant d’ici là son départ. Les alliés du Président estiment qu’il doit terminer son mandat.

L’une des instances dirigeantes de l’ANC, le comité de travail, composé de 26 membres, a été convoquée en urgence lundi après-midi pour débattre du sort du Président. Surnommé « le président aux neuf vies » en raison de sa capacité à survivre à tous les scandales, M. Zuma a perdu de son influence depuis l’élection de Cyril Ramaphosa à la tête de l’ANC.

Pro et anti-Zuma ont manifesté ce lundi 5 février devant son siège à Johannesburg, signe des profondes divisions qui agitent le parti de l’ex-Président Nelson Mandela,

Au soir du dimanche 4 février, l’exécutif de l’ANC s’est rendu à la résidence officielle de M. Zuma à Pretoria pour, selon le numéro 3 du parti Gwede Mantashe, parler « de ce qui est dans le meilleur intérêt de l’ANC et du pays ».

L’ANC n’a pas communiqué sur l’issue de ces discussions. Mais selon Julius Malema, chef du parti de la gauche radicale des combattants pour la liberté économique (EFF), un ancien de l’ANC très bien informé de ses débats internes, le Président Zuma « a refusé de démissionner ».

« Le chef de l’Etat résiste évidemment », a estimé Mcebisi Ndletyana, professeur de sciences politiques à l’université de Johannesburg. « Il est « naturellement anxieux, il se retrouve dans une position vulnérable, il pourrait être condamné à un sort peu enviable », a-t-il expliqué à l’AFP.

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Mame Khary Leye

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