Au Sénégal, l’école publique et les hôpitaux entrent en paralysie à partir de ce mardi 30 janvier, à cause d’une grève de trois jours décrétée par les enseignants et les médecins.
Pour l’école, la grève est initiée par les syndicats les plus représentatifs, dont le Syndicat autonome des enseignants du moyen-secondaire (SAEMS), le Cadre unitaire des syndicats de l’enseignement moyen-secondaire (CUSEMS), le Syndicat des enseignants libres du Sénégal (SELS) et le SELS/Authentique.
Les grévistes exigent la remise de toutes les ponctions sur les salaires, le paiement des indemnités liées aux examens et la prise en charge correcte des préoccupations des enseignants consignés dans un préavis.
Ils veulent également « le respect des accords signés le 17 février 2014 avec les syndicats d’enseignants, la diligence de la sortie du décret portant statut des élèves-maîtres sortants des centres régionaux de formation du personnel de l’ensemble (CRFPE), l’augmentation substantielle de toutes les indemnités allouées aux enseignants et surtout les indemnités de logement et d’enseignement ».
De son côté, le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES) observe un mouvement de grève de trois jours « suite au dépôt d’un préavis de grève le 27 décembre » et pour dénoncer la non application des accords signés avec le gouvernement du Sénégal depuis le 31 mars 2014.
« C’est pour ces raisons et pour avoir privilégié en vain le dialogue et la concertation que le SAMES a pris ses responsabilités afin que les autorités en fassent autant pour permettre au Président de la République de corriger l’injustice sociale subie par les médecins, les pharmaciens et les chirurgiens-dentistes », explique le syndicat.

