De Adama SENE, Saint-Louis
Former les femmes pour qu’elles puissent occuper leurs véritables places dans les centres de décision dans les chambres consulaires, tel a été l’objectif visé par le Service d’Assistance Canadienne aux Organismes (Saco), en collaboration avec l’Union des Chambres du Sénégal et l’Office National de la Parité via un atelier de 03 jours portant sur le thème « Promouvoir l’accès des femmes à un rôle d’élue à la chambre de Commerce ».
Pour pallier certaines inégalités et corriger les injustices notées dans les sphères de décision, dans les chambres consulaires entre genre, des femmes issues des chambres de commerce de Saint-Louis, Louga et Matam ont été capacitées pour mieux jouer leur rôle dans les instances. A en croire le représentant de l’Union des chambres de commerce du Sénégal, cette rencontre de formation est une occasion pour permettre aux femmes élues d’être dans les centres de décision. « Le constat est là et il est général. Les femmes sont généralement très loin des instances de décision alors qu’elles participent de manière significative aux élections consulaires. C’est pourquoi pour renverser cette tendance et rectifier le tir, notre organisation avec le soutien d’un partenaire canadien (Saco), a tenu à outiller des femmes de l’axe Nord comme on l’a déjà fait dans d’autres régions du pays » a signalé Mohamed Sarr. Un combat qui est également porté par l’organisation nationale de la parité. Selon Eli Moussa Ndong de cette structure, la parité ne doit pas seulement s’exercer dans le champ politique mais partout où besoin se fait sentir surtout dans le secteur économique où les femmes sont très dynamiques. « Dans les chambres de commerce, le pourcentage des femmes dans les bureaux avoisine seulement les 15% et dans certaines organisations consulaires, le sexe féminin n’est même pas représenté. Elles sont plus nombreuses à l’assemblée générale et dans le secteur informel, donc ce n’est pas normal qu’on ne les trouve pas dans les instances de décision. Ainsi pour rétablir l’équilibre entre hommes et femmes dans les hautes sphères des chambres de commerce, qu’on s’est engagé aux côtés de l’UCCS pour bien les former mais également les pousser à briguer les postes de responsabilités des chambres consulaires et d’éviter de rester dans les périphéries des instances » a expliqué M. Ndong. Pour la conseillère volontaire au Saco, un pays ne peut pas se développer sans les femmes. Raison pour laquelle, elle les a exhortées à se former davantage pour occuper les centres décisionnels des chambres consulaires et favoriser une croissance économique de leur terroir. « Les PIB des pays seraient augmentés, si le travail des femmes était reconnu à sa juste valeur. Donc c’est à elles de prendre leur responsabilité en main. Puisque les femmes instaurent des politiques et projets différents de ceux des hommes. Dans leurs activités et autres projets, elles prennent en compte toutes les couches sociales » a déclaré Mme Anne Rose Gorroze du Service d’Assistance Canadienne. .
H24
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