Les systèmes financiers décentralisés (SFD) contribuent à hauteur de 10,4% dans le financement de l’économie sénégalaise.
Selon, Amadou Ba, ministre de l’Economie, des Finances et du Plan qui a fait l’annonce ce jeudi 21 décembre lors d’une rencontre avec des acteurs de ce secteur et des assurances, « les systèmes financiers décentralisés (SFD) constituent un secteur vital pour l’économie nationale. Ajoutant que la vitalité de la micro finance sénégalaise n’est plus à démontrer ».
Amadou Bâ de révéler qu’« au troisième trimestre de l’année en cours, les SFD (systèmes financiers décentralisés) totalisent plus de 2 millions de clients, ce qui a permis d’atteindre un taux de pénétration du secteur de 18,6%. Sur la même période, les dépôts et les crédits ont atteint respectivement 309 et 351,1 milliards de F CFA. Les fonds propres sont ressortis à 114 milliards alors que les emprunts se situent à 66,3 milliards, essentiellement constitués de ressources longues (96%) », a révélé le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan.
De l’avis du ministre des Finances, la contribution des SFD au financement de l’économie s’établit à 10,4%. Ce qui à son avis, confirme l’effort de financement de l’activité économique par le secteur de la micro finance de l’activité économique. Toutefois, la pérennisation de ces performances devient une exigence aussi bien pour l’Etat et que pour les acteurs qui doivent s’engager à consolider l’efficacité du cadre d’exercice des activités, en particulier, par l’adoption d’une meilleure gouvernance pour s’éloigner du spectre des crises et des faillites.
Poursuivant, le ministre des finances réitère l’engagement et l’ouverture de son département à examiner toutes les problématiques qui interpellent le secteur de la microfinance afin de trouver des solutions idoines pour le renforcement des interventions des SFD en faveur du financement des acteurs économiques.
D’après l’Agence de presse sénégalaise qui rapporte l’information, c’est dans cette optique, que l’autorité a pris la décision de mettre en place un nouveau cadre institutionnel avec la création de la Direction Générale du secteur financier et de la compétitivité, entité regroupant la Direction des Assurances, la Direction de la monnaie et du crédit, la DRS/SFD et la Direction de l’appui du secteur privé afin de rendre plus efficace les interventions de l’Etat en direction du secteur financier.

