Après l’ouverture de la session ordinaire du conseil supérieur de la fondation Mohamed VI des Ouléma africains ce 08 décembre, l’heure a été le 9 décembre, aux travaux de commissions. Elles sont au nombre de quatre à savoir la commission des activités scientifiques et culturelles ; la commission des études de la charia, la commission chargée de la revitalisation du patrimoine islamique africain ; et la commission de la communication, de la coopération et du partenariat.
Elles étaient en conclave à huis clos toute la matinée du 9 décembre 2017. Une réunion à laquelle toutes les idées ont fait l’objet d’échanges fructueux, sur les futurs programmes de la fondation Mohamed VI, tant au plan du travail des sections, qu’aux procédures relationnelles et des consultations avec le Secrétariat général de la fondation.
La réunion tenue par le Secrétariat général de la fondation et les présidents des sections, a permis de faire des recommandations, dans le but de définir la nouvelle feuille de route, au titre de l’agenda des prochaines étapes. Elles sont au nombre de 13, parmi lesquelles on peut citer la lutte contre le terrorisme, le renforcement de la paix, l’éducation dans les valeurs islamiques, la formation des ouléma, etc.
En effet, il est dit dans la 9ème recommandation que « le secrétariat général de la fondation organisera, durant l’année 2018, dont l’une aura lieu au Maroc et les deux autres dans d’autres pays. Les rencontres auront pour thème : ‘’les réfutations par la charia des allégations terroristes’’, ‘’As Salafiya’’, ‘’le rôle des Ouléma dans le renforcement de la paix et le règlement des dissonances et des désaccords’’ ». Une façon pour la fondation Mohamed VI, à travers le conseil supérieur des Ouléma africains, de poursuivre sa diplomatie en Afrique, à travers la voie religieuse et spirituelle.
La religion, comme voie diplomatique
L’émir Al Mouminine (Le commandant des croyants), comme l’appelle officiellement les populations marocaines, ne cesse de tisser sa toile diplomatique en Afrique. Une stratégie qui consiste à trouver des solutions bien réfléchies et proposées par des africains, pour résoudre les problèmes des africains. C’est d’ailleurs dans cette dynamique qu’est né le conseil supérieur de la fondation Mohamed VI des Ouléma africains. Un organe d’échanges, de propositions, de prévention, d’éducation, le tout basé sur les valeurs islamiques que les pays membres partagent. En effet, il est bien précisé dans la 12ème recommandation que ceux qui constituent ladite fondation ont en commun « la doctrine acharite et le soufisme soufi ».
La formation étant essentielle aussi, des programmes vont ainsi permettre en plus des jeunes hommes et femmes formés, de renforcer la capacité des Ouléma, à travers des stages de formation tournants, pour une durée d’une semaine au Maroc.
2018, « année de l’action » : une nouvelle rencontre prévue
Après les recommandations issues de la réunion et des présidents de sections, tenue le 9 décembre 2017, une autre rencontre est prévue en mi-février.
L’objectif est d’élaborer parmi les propositions, les recommandations jugées réalisables. Au-delà, s’accorder sur la tenue de la session ordinaire du conseil supérieur, au mois d’octobre de chaque année, mais aussi parachever l’ouverture des sièges des sections, avant la fin du mois d’avril 2018.
De leur côté, chaque section se doit à son niveau de réaliser un minimum de d’activités, dont il faudra assurer l’appui et la coordination durant l’année 2018. Le tout avec l’accord du secrétariat général de la fondation Mohamed VI.
Ainsi, d’ici la rencontre de février 2018, le secrétariat général se chargera d’étudier les documents rédigés par les commissions à la rencontre de Fès 2017, afin d’en dégager la méthodologie et les procédures de travail, les objectifs de la fondation, les activités des sections, mais aussi les questions qui nécessitent, une réponse stricto-sensu du secrétariat général ou une consultation du conseil supérieur de la fondation.

