Elle est fêtée le 1er novembre de chaque année. Ce mercredi, les chrétiens catholiques du monde célèbrent la fête de tous les saints dénommée « Toussaint ». A l’occasion, l’Église honore ainsi la foule innombrable de ceux et celles qui ont été de vivants et lumineux témoins du Christ.
La Toussaint a longtemps été célébrée après la Pentecôte et fut déplacée au 1er novembre au cours du neuvième siècle. La proclamation officielle du 1er novembre comme jour férié date du dix-neuvième siècle.
Elle précède d’un jour la commémoration des fidèles défunts dont la solennité a été officiellement fixée le 2 novembre. Le jour où les morts de demain rendent visite à ceux d’hier. En se souvenant des morts, les chrétiens commémorent leurs prédécesseurs. Les saints sont honorés dans leur relativité : ce sont des humains, et non des dieux. Tous les êtres humains étant appelés à devenir saints, la Toussaint célèbre donc, par extension, l’ensemble de ceux qui recherchent sincèrement Dieu. Le jour de la Toussaint, il ne s’agit pas seulement de fêter les saints qui ne sont pas célébrés un jour particulier de l’année, mais l’ensemble de tous les saints, connus ou non.

La Toussaint est issue de la tradition chrétienne.
La Toussaint, à l’inverse de Noël, Pâques ou l’Ascension, n’a pas de fondement biblique. Elle est issue de la tradition chrétienne, elle-même influencée par plusieurs autres coutumes et fait appel à une dimension quasi-universelle des sociétés : celle du souvenir des défunts. À ce sujet, le Concile Vatican II (1962-1965) a précisé : « La foi nous offre la possibilité d’une communion dans le Christ avec nos frères bien-aimés qui sont déjà morts, en nous donnant l’espérance qu’ils ont trouvé près de Dieu la véritable vie »
Par cette fête, l’Église propose à ses membres d’honorer la foule innombrable de ceux qui, ayant achevé leur parcours terrestre, partagent désormais la vie, le bonheur, la sainteté de Dieu. Ils sont infiniment plus nombreux que ceux que l’Église, après avoir béatifiés ou canonisés, honore nommément comme des témoins exemplaires de la foi.
Et c’est au lendemain de la Toussaint, que les familles chrétiennes ayant perdu leurs parents, se rendent dans les cimetières pour en prendre soin et déposer une gerbe de fleurs. Certains y vont pour disent-ils échanger avec leur parent défunt et leur demander assistance et protection.

