Le personnel de l’hôpital de Pikine a tenu un point de presse ce 19 octobre 2017 pour dénoncer les accusations dont il fait l’objet. Il appelle par ailleurs à approfondir l’enquête et à interroger la famille pour déterminer les circonstances de l’accident.
Le décès de la jeune Aïcha Diallo après être tombée d’un étage en jouant avec ses amis, a déclenché un tollé dans l’opinion publique sénégalaise. En effet, le personnel de l’hôpital de Pikine s’est retrouvée sous le feu des critiques. Elle est accusée de négligence voire de non-assistance à personne en danger.
Dans une vidéo publiée par nos confrères de la Sen Tv, la maman de la jeune Aïcha Diallo expliquait la négligence dont a fait l’objet sa fille âgée de 12 ans. Des allégations que dénoncent les travailleurs de l’hôpital de Pikine qui se disent même prêts à recevoir des députés. Selon le représentant du personnel, les agents de l’hôpital sont des travailleurs dévoués qui participent même au financement du chantier de l’hôpital. « 50% du coût des financement sont à la charge de l’hôpital, ça vient des agents qui travaillent ici depuis 10 ans. On n’attend pas l’Etat », affirme-t-il.
Le personnel de l’hôpital de Pikine a reçu le soutien de Saliou Faye Daff, secrétaire général du syndicat autonome de la santé, membre de l’intersyndicale de Pikine. Selon lui, le journaliste qui a rendu publique cette information « s’est trompé de bout en bout (…). Il dit « non-assistance à une personne en danger », ce qui signifie que la personne est morte devant l’hôpital or une personne qui meurt en réanimation a été prise en charge », faisant allusion au décès d’Aïcha Diallo survenue en réanimation. Il appelle par ailleurs tous les agents de la santé à former un bloc autour de leur système de santé. « Il faut qu’on nous édifie sur les circonstances de sa chute de l’étage », affirme Saliou Faye Daff à propos de l’enquête qui a été ouverte.
Le directeur de l’hôpital de Pikine, Mouhamed Abdallah Gueye a expliqué dans un communiqué que l’organisation de son hôpital est configurée de sorte que les patients qui arrivent sont pris en charge médicalement avec toutes les formalités. Selon lui, plusieurs actes ont été exonérés après le décès de la petite. Le conseil d’administration va se réunir pour prendre des décisions.

