Laurent Gbagbo reste en détention. Dans un communiqué publié ce mardi 26 septembre 2017, l’instance judiciaire basée à La Haye a annoncé le rejet de la demande formulée par l’équipe de défense de l’ex-chef d’Etat ivoirien.
Dans son communiqué, la Cour a justifié ce maintien en détention de l’ex-Président, estimant qu’elle « demeure la seule mesure qui garantisse la participation de Laurent Gbagbo au procès, et qu’elle est donc raisonnable, appropriée et nécessaire ».
« L’existence d’un réseau de partisans qui pourrait l’aider à échapper à la justice », a également été évoquée par la CPI pour justifier ce maintien en détention de Laurent Gbagbo.
Etat de santé amélioré.
La CPI estime également que l’état de santé de l’ancien Président s’est « amélioré » et qu’il permet un maintien en détention. Depuis plusieurs mois, plusieurs proches de Laurent Gbagbo faisaient en effet savoir qu’à 72 ans l’ancien Président ivoirien faisait face à des problèmes médicaux.
Chez ses partisans, l’espoir était pourtant de taille. Plus d’un an et demi après l’ouverture du procès et alors que les audiences ne semblent pas près de s’achever, beaucoup estimaient qu’une libération de l’ex-leader socialiste était proche.
Pour rappel, l’ex-Président Gbagbo a été arrêté le 11 avril 2011 à Abidjan puis transféré à la prison Scheveningen, dans les faubourgs de La Haye, aux Pays-Bas en novembre 2011.
Il est jugé pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité pendant la crise post-électorale de 2010-2011.

