La Corée du Nord a procédé ce lundi 29 Mai, à un nouveau tir de missile balistique. De courte portée, il a parcouru 450 km avant de tomber en mer du Japon. Un tir condamné par le Conseil de sécurité de l’ONU, qui a menacé Pyongyang de sanctions renforcées.
Tiré à 5 h 09 locales (21 h 39 GMT dimanche) en direction de l’Est depuis la région de Wonsan, sur la côte orientale de la Corée du Nord, le missile de type Sud a parcouru 450 km et atteint une altitude de 120 km, a annoncé l’armée sud-coréenne. Lors d’une conférence de presse, un porte-parole sud-coréen a ajouté que l’armée continuait d’examiner le tir, indiquant que plusieurs missiles avaient pu être tirés.
Partisan du dialogue avec le Nord, le nouveau président sud-coréen, Moon Jae-in, a convoqué une réunion du conseil de sécurité nationale, selon l’agence Yonhap. Il s’agit du troisième tir depuis l’entrée en fonction du nouveau président, le 10 mai dernier.
De son côté, le porte-parole du gouvernement japonais Yoshihide Suga a déclaré que le missile était apparemment tombé dans la zone économique exclusive (EEZ) japonaise, une zone maritime qui s’étend jusqu’à 200 milles marins (environ 370 km) des côtes nippones.
Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a aussitôt condamné ce nouveau tir et souhaité une « réaction concrète » avec les États-Unis. « Nous ne tolèrerons jamais que la Corée du Nord continue ses provocations et ignore les avertissements répétés de la communauté internationale », a déclaré Shinzo Abe à des journalistes.

