En 2016, la croissance économique s’est ralentie dans environ deux tiers des pays de la région totalisant environ 83% du PIB régional. Ce qui représente la plus faible performance en plus de 20 ans. Ce chiffre global masque toutefois la différence de la croissance entre les pays de la région, car dans certains des plus grands pays d’Afrique de l’Ouest et de l’Est, où on prévoit encore des taux de croissance de 5 à 7%.
« L’ECONOMIE INFORMELLE, UN PAN IMPORTANT DE LA CROISSANCE »
Selon le directeur du département Afrique du FMI, Roger NORD, l’informel a une part importante dans la croissance économique en Afrique subsaharienne où elle représente entre 25% et 65% du PIB et 30% et 90% de l’emploi non agricole. Cette activité, peut également être considéré comme filet de sécurité, parce qu’elle fournit très souvent du travail et des revenus à une tranche de la population que le secteur formel n’arrive pas à offrir du travail. Au Sénégal par exemple, ce secteur représente près des 90% de l’économie nationale.
Toutefois, la productivité dans ce secteur est bien moins importante que dans le secteur formel. En effet, la productivité des entreprises informelles ne s’élève qu’à un cinquième ou même un quart des entreprises formelles. D’où son invite aux Etats à adopter une stratégie équilibrée afin de moderniser le secteur informel pour améliorer sa productivité, tout en promouvant l’expansion du secteur formel.
La dette publique, frein à l’amélioration de la croissance en Afrique subsaharienne
Dans le groupe des pays pauvres en ressources naturelles de cette région, l’endettement continue de s’accroitre considérablement. Malgré une période de forte augmentation des investissements publics, les courbes d’endettement sont actuellement fermement orientés à la hausse et se situe aux alentours de 50% du PIB dans beaucoup de ces pays comme, le Sénégal, le Bénin, le Cap-Vert, la Côte-d’Ivoire, l’Ethiopie, le Kenya, le Malawi, les Iles Maurice et le Togo.
« Des perspectives entre l’ombre et la pleine lumière pour 2017 »
Les perspectives de croissance à court terme En Afrique Subsaharienne devraient rester en demi-teinte souligne le rapport du FMI. En effet, au vu de la lenteur des ajustements, des vulnérabilités relatives aux dettes souveraines et l’intensification des effets de contagion dans le secteur privé. Le faible rebond de la croissance régionale projeté à 2,6% en 2017 devrait résulter d’une atténuation des conditions défavorables ayant causé un fort ralentissement de la croissance dans la région en 2016.
H24
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