Les populations de Diogo sont descendus dans les rues hier dimanche, pour exiger la réintégration des travailleurs licenciés pour «faute grave dans des circonstances déplorables» à la suite d’un mouvement d’humeur le 16 juillet 2020. Originaires de cette contrée située sur le littoral au cœur de la zone des Niayes qui abrite les deux entreprises qui exploitent le zircon, Grande côte opérations (Gco) et Catering international services (Cis), les travailleurs ont dénoncé des licenciements jugés abusifs.
Une marche pacifique encadrée par la gendarmerie pour dire «non aux licenciements abusifs» de cette entreprise dont 62 travailleurs ont déjà été licenciés depuis juillet 2020 et qui continue de faire des vagues au sein de la communauté de Diogo. Selon les populations, «la Gco ne peut pas prendre nos terres, prendre notre zircon et licencier nos fils. C’est une injustice qui ne passera pas. C’est inacceptable», fulminent les populations qui ont marché de Darou Fall à Diogo.
«Le bilan est très lourd», selon les marcheurs, qui ont dénoncé «leur licenciement arbitraire intervenu après leur confinement au sein de l’usine dans des conditions de logement et de nourriture insatisfaisantes pendant plus de 3 mois loin de leurs familles».
Face à ce qu’ils considèrent comme des abus de ces deux entreprises qui opèrent leur terre, ils demandent à l’Etat de réagir avant qu’il ne soit trop tard.

