Le démêlé opposant l’association des parents d’élèves aux écoles privées risque de prendre une tournure judiciaire. Les écoles privées réclament le paiement des trois derniers mois de l’année scolaire 2020, impactée par la pandémie du Coronavirus qui a provoqué un arrêt des enseignements.
Une situation qui a fini par créer un sursaut d’indignation chez l’association des parents d’élèves. D’après celle-ci, les parents ne devraient pas être dans l’obligation de payer les mois d’Avril, Mai, et Juin passés, parce que les enfants n’ont rien appris durant ce temps.
En réunion ce Lundi 09 Novembre 2020 avec leur ministère de tutelle représenté par le Directeur de la Formation et de la Communication Mamadou Moustapha Diagne, les enseignants soulignent que « les écoles n’ont pas le droit de procéder à la rétention des bulletins de notes et des certificats de scolarité. Ceci est illégal et les parents sont dans leur droit d’assigner toute école qui le fait devant les juridictions ».
Syndicats et Associations des parents d’élèves jugent cette situation illégale.
Le président de l’association des parents d’élèves de l’établissement « Petite école protestante », Saliou Mbengue, martèle que « la mesure prise par les écoles privées ne passera pas. Nos enfants n’ont pas étudié durant ces trois mois. Pour compenser les pertes de recettes, l’Etat leur a accordé une subvention, et cet argent devait servir à boucher les pertes de recettes subites. Non seulement, elles ont reçu la subvention, mais elles continuent à réclamer trois mois de scolarité qui sont indus. C’est de l’arnaque. Nous allons assigner en justice toutes les écoles privées qui ont eu à encaisser les trois mois de scolarité des parents», tonne-t-il.

