Dans le cadre de la riposte contre la maladie à coronavirus, le Ministère de la Santé et de l’Action sociale prévoit d’organiser, fin août, une revue « multisectorielle » et « multidisciplinaire » destinée à faire le point sur les stratégies en cours de mise en œuvre.
« Aujourd’hui, nous sommes presque dans le 6e mois’’ de lutte contre la pandémie, « depuis l’apparition du premier cas le 2 mars. Nous allons vers ce qu’on appelle la grande revue interactions », a renseigné jeudi 20 août à Dakar docteur Marie Khémesse Ngom Ndiaye, directrice générale de la Santé, .
Cette revue va permettre aux acteurs de la riposte d’évaluer les stratégies de la lutte contre le COVID-19, pour « voir les points forts et continuer avec et les interventions à améliorer ou à éliminer pour de nouvelles plus efficaces au besoin », a-t-elle déclaré, en marge de la réunion de coordination avec les médecins chefs de région, rencontre présidée par le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr.
Un arrêt s’impose
Il est nécessaire de « s’arrêter pour revoir toute la stratégie de riposte », compte tenu du peu de choses que l’on connaît de la maladie et étant entendu que dans l’histoire de la médecine, « on a vu des grippes qui peuvent faire 2 à 3 ans (…)’’, a-t-elle souligné.
Dans ce contexte d’épidémie, « tout est une question de dynamique », d’où selon elle la nécessité d’ajuster les stratégies de lutte et de s’adapter en fonction de l’évolution de la maladie dans certaines régions, surtout celles frontalières. Mais si les stratégies sont appelées à être adaptées, elles vont demeurer « assez souples pour qu’également l’activité socio-économique dans le pays puisse se développer », a ajouté la directrice générale de la Santé.
Elle est revenue, selon Aps, sur la réouverture des frontières et l’assouplissement des mesures de lutte, en plus desquelles le ministère de la Santé a mis en place des comités de veille-sentinelle permettant de rendre compte de la situation épidémiologique dans les zones rouges.
Interrogée sur l’opportunité d’un nouveau confinement dans un contexte d’augmentation continue des nouvelles contaminations, surtout communautaires, le directrice générale de la Santé répond : « Tout est possible et rien n’est impossible ».
« Aujourd’hui cela dépendra de la situation qui se présentera à notre niveau, mais pour le moment, si nous tous nous respectons les gestes barrières », à savoir le port de masque, la distance physique d’au moins un mètre et le lavage fréquent des mains, « je pense que nous irons jusqu’à maîtriser la situation », a-t-elle dit.
Pour docteur Marie Khémesse Ngom Ndiaye, de nouvelles contaminations sont probables « mais on pourra toujours éviter ces cas graves-là et contrôler la situation ».
Pour le moment, a-t-elle relevé, il y a la stratégie de détection d’abord des cas symptomatiques, des cas souffrant d’autres pathologies chroniques, mais également des personnes âgées.

