Mercredi 20 novembre, s’est tenu au King Fahd Palace de Dakar, le Forum International de la maîtrise globale des risques en Afrique de l’Ouest. L’événement a vu la participation de plusieurs acteurs œuvrant pour plus de sécurité dans le continent et donc, pour son développement. Des salles, rehaussées par des stands accueillent les visiteurs tout en éveillant leur curiosité.
Au niveau du stand I21, nous reçoivent le docteur Rabi, docteur en robotique spatiale et en vision assistée par ordinateur de l’école polytechnique fédérale de Lausanne et son coéquipier Otmane Yassine. Ces marocains au contact facile, sont venus exprès de leur pays pour faire connaître et en même temps faire bénéficier aux sénégalais leur projet portant sur la marque AKAL.

Le logo traduit bien la pensée des initiateurs expliqué par M. Yassine, en ces termes : « le globe, fait référence au monde et les mains qui le tiennent signifient que ce même monde doit être entre les mains de tout un chacun », dit-il.
Tout remonte d’il y’a quatre ans, année à laquelle AKAL a vu le jour. L’idée même du projet a germé dans l’esprit d’Otmane Yassine qui se voit plus comme un étrier que comme un entrepreneur. Docteur Rabi et lui, après avoir fait leurs études loin de leur continent y sont revenus et ont réfléchi à comment aider l’Afrique via ce projet. Selon M. Yassine, ils sont arrivés à la finalisation en juin dernier.
C’est quoi AKAL
AKAL est donc une marque, une marque africaine aux normes suisse et mondiale. Une première en Afrique, selon le président Otmane Yassine. C’est aussi une organisation fondée par un réseau de Marocains du monde entier et soutenue par des personnalités et des institutions internationales bien connues. Elle est basée à Genève et est active afin de créer des branches opérationnelles dans les pays où elle opère. En illustration, utilisons l’exemple d’un commerçant sénégalais qui s’active dans la vente d’habits made in Senegal et qui peine à écouler ses marchandises à un prix assez élevé. La marque AKAL intervient en lui donnant la possibilité de vendre plus cher. Une révolution qui intéresserait plus d’un. De plus, AKAL peut être utilisé dans tous les secteurs d’activité, des produits alimentaires, en passant par les accessoires de mode, à l’agriculture, tous y trouvent leur compte. En gros, l’idée est de faire participer la diaspora de chaque pays pour le développement de son pays. « On demande à la diaspora sénégalaise, présente partout dans le monde et qui ont acquis cette expérience de là-bas, de venir aider leur pays. AKAL est un modèle de développement économique et sociale neutre que chaque peuple pourra habiller et ajuster selon sa culture mais toujours à la même qualité. Ainsi, les frères sénégalais prendront AKAL et viendront au Sénégal pour travailler ensemble avec les sénégalais », explique-Otmane. Ce sont donc les compétences de la diaspora de chaque pays qui aidera le pays à émerger. « Nous avons je pense aujourd’hui besoin de ce retour de savoir afin de pouvoir accompagner les frères ici, dans leur pays », dis-Otmane Yassine.
Ce projet pourrait aussi contribuer à la baisse du taux de migration, surtout, celle clandestine, car, il est porteur d’espoir, créateur d’emplois.
Viser l’équité territoriale et l’égalité des chances dans tous les domaines (Investissement, éducation, santé, entre autres), leur but.

En les entendant parler, l’on sent un désir de faire bouger les choses en Afrique, les changer, ou en tout cas, les améliorer. « Je ne dis pas que l’Afrique ne se développe pas. Mais que maintenant, elle va passer à une vitesse supérieure grâce à AKAL pour pouvoir récupérer le temps perdu », soutient-docteur Rabi avec conviction. « Nous avons le droit de nous défendre avec de nouvelles technologies. Mais eux, (les occidentaux) veulent garder ces technologies nouvelles en nous vendant seulement l’occasion parce qu’ils ne l’utilisent plus. Raison pour laquelle mère technologie a décidé de venir en Afrique et donner l’opportunité à nos pays d’en profiter et ne plus attendre une main étrangère qui ne vient que pour prêter avec des intérêts », poursuit-docteur Rabi, animé par une sorte de fibre patriotique africaine.
Et pour atteindre ses objectifs, la marque AKAL a été déposée dans le monde entier et compte conclure des partenariats avec les autorités, les organismes internationaux et nationaux ainsi que le secteur privé afin de mettre sur pied des synergies au service de business modèles à forte valeur ajoutée.
Il est toujours des gens qui sont animés par un humanisme, par des valeurs telle que la générosité, le sens du partage, surtout, dans le monde du travail. Dans ce monde actuel où nous sommes, l’on remarque une poussée d’entrepreneurs. La plupart mettent en avant le principe du « chacun pour soi, Dieu pour tous. Ou celui du « je gagne plus au détriment des autres ». A côté, il y’a toujours de ces gens, qui travaillent, entreprennent, pour que tous en sorte gagnant. Les concepteurs d’AKAL, partenaires de Petrolia, font partie de ceux-là.
Jeudi 21 novembre, clap de fin pour cette rencontre sur la maîtrise globale des risques en Afrique de l’Ouest.

