De Adama SENE, Correspondant TerangaNews à Saint-Louis
Après quelques mois d’accalmie, les travailleurs de l’hôpital régional de saint-louis regroupés au sein de l’alliance des 3S (Sas, Sutsas, Sames) ont déterré la hache de guerre pour exiger de la direction générale une gestion transparente des entrées financières et une tenue des matériels.
Depuis 48 heures, ils sont en brassards rouges et observent un sit-in. A croire le coordonnateur de l’A3S, les travailleurs et les usagers ne peuvent plus se permettre de subir les caprices du directeur, doublés d’une gestion nébuleuse. « Depuis son installation à la tête de l’hôpital, nous avons constaté que les conditions de travail du personnel sont plus détériorées et l’environnement de travail est très hostile pour les usagers. il y a de fréquentes ruptures, de médicaments et une gestion opaque de la pharmacie », a râlé Moustapha Diop.
Avant de dénoncer la gestion opaque et nébuleuse avec des travaux sans appel d’offre, des payements suivant la tête du fournisseur, mais surtout du détournement d’objectifs du CPOM. « Pour illustrer le profond malaise qui sévit à l’hôpital, le personnel traîne des arriérés de salaire depuis des mois. Au même moment le directeur multiplie les travaux inopportuns pour ensuite les surfacturer. Au moment où le personnel court derrière leur salaire, le directeur met sur la table mensuellement une facture de 2 millions de francs Cfa en carburant soit 100 litres par jour », a fustigé le porte parole du jour. Très amers contre le responsable de la structure hospitalière, les syndicalistes ont pointé du doigt la complicité malsaine qui existe entre ce dernier et le comptable de l’hôpital. Raison pour laquelle pour sortir la structure sanitaire de ce gouffre et d’une crise probable , l’A3S exige certaines mesures sans délais.
« Avant tout il faut que les arriérés de salaires et autres indemnités soient payés. Que le CPOM soit audité techniquement et financièrement et que la réhabilitation de l’hôpital se fasse eu égard au CPOM. Que le ministère prenne ses responsabilités pour élucider la nébuleuse qui entoure la gestion du directeur et de ses complices », a martelé Moustapha Diop.
Avant de conclure qu’un préavis de grève est déposé sur la table du directeur. » Si on n’ obtient pas des solutions pour nos doléances, on n’ écarte pas de durcir le combat et de paralyser le travail le temps qu’ il nécessitera », a signalé Diop. Nos différentes tentatives pour entrer en contact avec la direction sont restées vaines.

