De Youssouf DIMMA, Teranganews Ziguinchor
Avec l’agression sans limite des forêts de la région de Ziguinchor par d’une part les populations qui font fumage de poisson, d’autre part par les trafiquants internationaux de bois qui coupent et exportent clandestinement en passant par la Gambie, cette année les besoins de la région en plants s’élèvent à quatre cent mille (400 0000) dans les pépinières publiques comme privées. C’est l’inspecteur régional des Eaux et Forêts de Ziguinchor qui a fait cette révélation ce 4 Août à Koudioubé, localité située à la frontière avec la Gambie, dans l’arrondissement de Kataba 1, commune du même nom.
L’inspecteur Mamadou Goudiaby l’a dit en marge de la commémoration de la journée nationale de l’arbre, dans ce village choisi comme point focal régional de la manifestation.
Selon lui, « nos besoins et nos estimations s’élèvent à quatre cent mille (400 000) plants et nous pensons pouvoir les satisfaire et même aller au-delà si l’on prend en compte les pépinières publiques dites en régie, qui sont à Ziguinchor, Bignona, Oussouye et Diouloulou d’une part, d’’autre les pépinières privées et celles des Ong, des projets et des programmes »
A en croire l’inspecteur des Eaux et Forêts de Ziguinchor, « si les populations de plusieurs localités de la région de Ziguinchor sont assez sensibilisées à la plantation d’espèces variées pour régénérer les forêts, ce n’est toutefois pas le cas de celles de la localité traditionnelle dite le Fogny Kombo, située juste à la frontière gambienne ».
En effet, cette population a une longue tradition économique consistant au fumage de poissons et avec l’accalmie en cours elles s’y adonnent pleinement actuellement or cela occasionne la coupe massive de bois sans en retour des campagnes de reboisement en vue de la régénération des forêts.
A côté de cette exploitation locale, l’inspecteur des Eaux et Forêts a évoqué « le trafic international de bois auquel s’adonnent des coupeurs clandestins qui les exportent en passant par la Gambie ». Pour lutter contre ces deux fléaux, a estimé l’inspecteur des Eaux et Forêts « non seulement des textes juridiques plus sévères ont été adoptés au Sénégal, mais aussi il faut organiser des campagnes de sensibilisation dans les zones telles que l’arrondissement de Kataba 1. C’est la raison pour laquelle nous avons choisi le village de Koudioubé pour la célébration de la journée nationale de l’arbre ».
Cette manifestation a vu la présence d’autorités gambiennes avec les populations des villages qui sont du côté gambien de la frontière. La journée est placée sous le signe de la «place de l’arbre dans les planifications stratégique », avec comme arbre parrain le « sclerocarya birrea ».

