Les journaux parvenus ce mardi 13 novembre 2018, à Teranganews, ont fait écho des propos du chef de l’Etat tenus sur la chaîne télévision française France 24 sur l’actualité politico-judiciaire au Sénégal avec les affaires Khalifa Sall et Karim Wade entre autres sujets abordés.
Pour Vox Populi : « Macky Sall rouvre les portes de la prison à Karim Wade ».
Le fils de l’ancien président Abdoulaye Wade et l’ancien maire de la capitale ont notamment écopé de condamnations qui compromettent leur participation à ces joutes électorales. Le candidat du Parti démocratique sénégalais (PDS, principale parti de l’opposition) vit depuis 2016 au Qatar à la suite d’une grâce ayant suivi sa condamnation à 6 ans de prison pour enrichissement illicite. Il avait passé trois ans derrière les barreaux.
Selon Macky Sall, « Karim Wade a été condamné à six ans de prison avec des amendes (…) S’il choisit de rentrer c’est son droit, on ne peut pas l’en empêcher. Il est libre. Le reste, ce sera une affaire de droit et d’application du droit et la loi s’appliquera », indique le journal qui reprend dans ses colonnes les déclarations du chef de l’Etat.
Pour ce qui est de Khalifa Sall, Macky Sall précise que « Khalifa Sall n’a pas nié les faits pour lesquels il a été condamné. Il a dit que c’était la pratique ».
Macky Sall n’a pas omis d’aborder les sorties de l’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty international qu’il n’apprécie pas d’aileurs car pour le président de la république, « Amnesty international est toujours du côté de l’opposition jamais avec le pouvoir. Leurs avais sont politisés. Ils n’ont qu’à rejoindre les rangs de l’opposition et nous sommes à l’aise », dit-il.
Sud Quotidien continue à s’intéresser au fichier électoral et tente d’analyser la requête de contrôle de la tenue du fichier général des électeurs formulée par les opposants.
Et, selon Sud Quotidien, « Pouvoir et opposition en guerre larvée ! » s’exclame en donnant la parole à Abdou Mazide Ndiaye, ancien responsable du Comité de veille et de suivi de l’audit du fichier électoral (en 2011).
Et, à l’en croire, « l’opposition a le droit, surtout qu’on lui demande 1 % d’un fichier dont il ne connaît pas le nombre. Avant d’ajouter qu’il « faut que le fichier soit analysé par des informaticiens qui vont vérifier s’il n’y a pas de doublon », souligne Mazide Ndiaye.
Sud Quotidien aborde aussi les faits de société avec l’avortement au Sénégal et nous apprend ainsi qu’ »il y a avortement sur 12 à 24 % de grossesses au Sénégal. Angoisse, traumatisme, difficilement surmontable, la fausse couche, considérée comme un événement normal par des médecins, est vécue comme un échec par les jeunes mariés. Il affecterait une femme sur quatre ».
« Les thèses audacieuses de Djibril Samb », c’est avec cette Une que s’ouvre le journal L’AS quotidien qui s’est entretenu avec le professeur de philosophie, qui revient pèle mêle sur le problème de l’homosexualité qu’il trouve « ni moral, ni religieux, ni idéologique ».
Le spécialiste de Platon trouve que « l’Etat du Sénégal est en délitement et que l’université est profondément atteinte. Il s’indigne de son fonctionnement et de la manière dont elle est gérée », lit-on dans les colonnes du journal L’AS.
Le Quotidien s’intéresse à l’économie avec le sucre et nous apprend que, l’Etat du Sénégal a autorisé l’importation 30 mille tonnes de sucre. Ce que le journal ironise en titrant « Macky sucre les commerçant ».
Mais Le Quotidien de noter que « cette décision plombe la production de la Compagnie sucrière sénégalaise pour un bon moment mais c’est une décision de l’Etat », soutient le directeur du Commerce.

