Réunis à Addis‑Abeba, les chefs d’État et de gouvernement de Union africaine ont clôturé leur sommet annuel sur une note ferme : aucune tolérance ne sera accordée aux prises de pouvoir en dehors du cadre constitutionnel.
Lors de la conférence de presse de clôture, le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a rappelé l’attachement de l’organisation aux principes démocratiques et à l’ordre institutionnel. Selon lui, les transitions issues de coups de force militaires restent contraires aux valeurs fondatrices de l’Union et doivent conduire, dans les plus brefs délais, à un retour à un pouvoir civil légitime.
Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par la présence au sommet de plusieurs dirigeants issus de transitions politiques, notamment Mamadi Doumbouya et Brice Clotaire Oligui Nguema. Sans les citer directement, la Commission de l’UA a insisté sur la nécessité pour tous les États concernés de respecter des calendriers de transition crédibles et inclusifs.
Par ailleurs, l’organisation panafricaine a souligné qu’elle poursuivra le dialogue avec les autorités en place dans certains pays du Sahel, tout en maintenant sa position de principe contre les changements anticonstitutionnels. La situation sécuritaire dans la région, notamment au Mali, au Niger et au Burkina Faso, demeure une priorité pour l’Union, qui appelle à une coopération renforcée face à la menace terroriste.
En conclusion, Africanews souligne que les dirigeants africains ont réaffirmé leur volonté de défendre la stabilité institutionnelle du continent, estimant que seule une gouvernance respectueuse des constitutions peut garantir une paix durable et un développement inclusif.
Genèse MOUKAHA

