Au Nigeria, une nouvelle vague de violences meurtrières a frappé des villages ruraux de l’État du Niger, faisant au moins 46 morts dans la journée de samedi, ont rapporté des sources humanitaires et sécuritaires dimanche.
Selon les informations recueillies, des hommes armés à moto ont mené des attaques coordonnées dans trois localités situées dans la zone de Borgu, une région frontalière avec l’État de Kwara, déjà secoué par un massacre récent.
Le village de Konkoso a été particulièrement touché : au moins 38 habitants ont été tués, pour la plupart par balles ou égorgement, tandis que de nombreuses habitations ont été incendiées. À Tungan Makeri, sept personnes ont péri, et une autre a été tuée dans la commune de Pissa, selon des témoignages de résidents et des ONG présentes sur place.
Un responsable policier de l’État du Niger a confirmé que les assaillants — estimés à plusieurs dizaines — avaient envahi la première localité tôt samedi matin, tuant six personnes, brûlant des maisons et enlevant plusieurs civils avant de poursuivre leurs raids vers les autres villages. Les autorités poursuivent leurs efforts pour déterminer le nombre exact de victimes et de personnes kidnappées, ainsi que l’identité des assaillants.
Ce nouveau massacre intervient dans un contexte de dégradation sécuritaire généralisée au Nigeria, où des groupes armés, souvent appelés « bandits », ainsi que des militants djihadistes, multiplient les attaques contre des civils. Début février, plus de 160 personnes avaient été tuées dans une attaque sanglante dans l’État voisin de Kwara, soulignant l’ampleur de la crise qui frappe le centre et le nord du pays.
Les violences affectent l’ensemble du pays, mêlant insurgences islamistes, conflits intercommunautaires et enlèvements contre rançon, et posent un défi majeur aux autorités nigérianes, qui sont sous pression pour mieux protéger la population.
Genèse MOUKAHA

