De Adama SENE, Correspondant de TerangaNews à Saint-Louis
La santé de la reproduction est une des principales préoccupations des femmes de la fédération des personnes handicapées de la région de Saint-Louis. C’est dans ce cadre qu’elles ont organisé dimanche 29 octobre, une journée d’information sur la gratuité de l’accouchement par césarienne. Une occasion que la fédération régionale a saisie pour plaider une meilleure prise en charge des femmes handicapées dans les structures sanitaires.
La fédération des femmes handicapées de la région de Saint Louis a livré un véritable plaidoyer pour leur prise en charge correcte dans les structures sanitaires. Pour la présidente départementale de Saint-Louis, Diaw Gueye Baldé, les femmes à mobilité réduite rencontrent de nombreux obstacles dans les services de maternité. « Malgré les mesures d’appui et d’allègement mis en place par le gouvernement via la couverture maladie universelle et la carte d’égalité de chance, on continue toujours de connaître certains obstacles dans les structures sanitaires », a déclaré Diaw Gueye Baldé.
Avant d’ajouter que la femme à mobilité réduite en état de grossesse doit bénéficier d’une attention particulière, vu sa double vulnérabilité. « Malheureusement, certains paramètres de l’accueil et de l’accessibilité de la patiente handicapée au service de la maternité ne sont pas pris en compte. Des points importants sont également élagués de la gratuité. Souvent, les personnes handicapées sont une cible économiquement très modeste. Donc la prise en charge gratuite ne doit pas se limiter seulement au kit de l’opération », a déploré Mme Baldé. Pour la présidente de la fédération départementale de Saint-Louis, les frais d’analyses et de médicaments d’avant et après accouchement de la femme handicapée doivent être ajoutés au package. « Nous plaidons pour que la prise en charge aille de la grossesse à la fin de l’allaitement. Raison pour laquelle nous réclamons aux autorités leur intégration dans le dispositif pour une meilleure prise en charge dans les structures sanitaires « , a plaidé Diaw Gueye.
Venu répondre à l’invitation des femmes handicapées, le chef de service de la maternité de l’hôpital régional de Saint Louis a tenu à les rassurer. Pour Pr Ousmane Thiam, gynécologue-obstétricien, leurs doléances sont légitimes peuvent se comprendre. « En ce qui concerne notre compétence et domaine d’intervention, des engagements peuvent être pris pour les réaliser. Pour l’accueil et l’accessibilité des patientes à mobilité réduite dans nos services, des efforts seront faits pour les soulager davantage. Néanmoins, les femmes handicapées bénéficient entièrement de la prise en charge de la césarienne. A l’hôpital de Saint Louis, nous enregistrons en moyenne 5000 accouchements dont 1000 par césarienne ce qui représente 20% des naissances. Parmi les femmes bénéficiaires de l’opération on note des handicapées. Et la prise en charge est optimale », a expliqué Pr Ousmane Thiam.
II faut noter que la fédération régionale des personnes en situation de handicap a profité de la rencontre pour se réjouir du partenariat avec la Cmu, de l’hôpital de Saint-Louis, de la direction régionale de l’action sociale, de l’association des sages-femmes et des Bajenu gox.

