La Plateforme des forces vives du Sénégal dite F24 a décidé de ne pas braver l’arrêté d’interdiction préfectorale de son rassemblement qui était prévu ce vendredi à la Place de la Nation à 15 h pour exiger entre autres la libération des détenus politiques.
Dana un communiqué parvenu à Teranganews, la F24 explique les raisons qui ont motivé sa décision de surseoir au rassemblement qui avait pour objectif de réclamer la libération des détenus politiques.
«Pour réclamer la libération immédiate des nombreux prisonniers politiques, refuser la restriction des libertés d’opinion, d’expression et de manifestation et afin d’exiger la mise en place d’une commission d’enquête indépendante à même de situer les responsabilités.
Pour exprimer notre opposition aux manœuvres juridico politiques (verdict commandité, parrainage, code électoral et fichier piégés) tendant à sélectionner arbitrairement, donc à éliminer, des candidats à l’élection présidentielle de 2024 ;
Pour manifester notre aspiration à la paix sociale, notre rejet de la violence imposée par le régime en place, et notre attachement à la stabilité de notre cher Sénégal,
Conformément aux lois et règlements en vigueur, une lettre d’information a été déposée auprès des autorités compétentes qui, malheureusement, ont opposé une fin de non-recevoir invoquant des motifs légers, illégaux et irrecevables.
Aussitôt après réception de la notification d’interdiction de la manifestation pacifique, la commission juridique et les avocats de F 24 ont rédigé un recours en annulation et un référé en suspension pour dénoncer cette quatrième interdiction des activités pacifiques de F 24.
Après analyse du contexte et de la préférence affichée par l’autorité de déployer des moyens pour réprimer plutôt que d’encadrer, le Comité exécutif a décidé d’annuler le rassemblement du 21.
Cette décision traduit l’option primordiale de mettre la paix au-dessus tout, de ne pas permettre à la boulimie répressive du pouvoir de continuer à blesser, torturer, embastiller et envoyer à la morgue des citoyens qui veulent juste exprimer leur refus de la dictature, leur aspiration à plus de justice, de liberté et de prospérité.
Néanmoins, la F 24 tient l’opinion nationale et internationale à témoins sur les conséquences éventuelles d’entraves multiples à la liberté de manifester que les citoyens tiennent de la Constitution.
F 24 dont les trois points de la charte sont loin d’être satisfaits a commencé un combat démocratique de longue haleine contre les dérives dictatoriales d’un pouvoir qui a fini de semer la terreur dans le pays et qui veut manœuvrer et manipuler pour se maintenir par tous les moyens
A la violence aveugle de MACKY SALL et de ses ministres, F 24 opposera une riposte intelligente, résiliente et stratégique à la hauteur des défis et des enjeux du contexte actuel
Le Comité exécutif félicite, les intellectuels, les journalistes, les artistes, les députés, les leaders des organisations membres et tous les citoyens pour leur confiance, leur soutien et leur mobilisation soutenue.
F 24 donne rendez-vous à tous pour la poursuite du combat qui vient à peine de commencer et qui exige patience et courage, persévérance et endurance».
Pou rappel, le Préfet de Dakar a annoncé hier jeudi l’interdiction du rassemblent qui était prévu par la Plateforme des forces vives du Sénégal dite F24 pour exiger la libération des détenus politiques, à la Place de la nation, demain vendredi après-midi, 21 juillet 2023.
“Est interdit le rassemblement projeté le vendredi 21 juillet 2023, de 15 heures à 19 heures, à la Place de la Nation, par Messieurs Ousmane Wade, Souleymane Gueye et Aliou Gérard Koïta, au nom d’une structure dénommée « Front pour la Révolution Anti-impérialiste Populaire et Panafricaine (FRAPP) », précise l’article premier de l’arrêté préfectoral.
Lequel invoque des risques de troubles à l’ordre public et d’entrave à la libre circulation des personnes et des biens pour justifier le rejet.
Au terme de l’article 2, “le Commissaire central de Dakar est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera notifié aux déclarants et communiqué partout où besoin sera”.

