Le Sénégal est mal classé cette année. En recul de 31 rangs à la 104 ème place. Une chute en partie expliquée des arrestations et emprisonnements de journalistes depuis quelques années. Aujourd’hui encore des journalistes sont arrêtés. RSF pointe du doigt la forte dégradation des conditions sécuritaires des journalistes.
Selon « L’année 2022 a été marquée par une recrudescence des arrestations et de la violence contre la profession. Les mois précédant les élections législatives ont vu une inquiétante escalade des menaces verbales et physiques envers les journalistes, en particulier de la part d’acteurs politiques de tous bords. Pour la première fois depuis 2004, un journaliste d’investigation a passé près de deux mois en prison, accusé, entre autres, d’avoir divulgué des informations “de nature à nuire à la défense nationale” et de “fausses nouvelles de nature à jeter le discrédit sur les institutions publiques”. Une nouvelle détention préventive et des attaques contre des reporters sont également inquiétantes pour la sécurité des professionnels des médias. «
Classé 71e en 2022, le Sénégal a reculé à cause des atteintes graves au libertés de la presse de manière générales.
Reporters Sans Frontières pointe du doigt « le pluralisme médiatique est contrebalancé par la prédominance de la politique dans le traitement de l’information, notamment par les journaux. Si le pays offre traditionnellement un contexte favorable à la presse, une recrudescence des menaces verbales, physiques et judiciaires envers les journalistes ces dernières années fait craindre un recul du droit à l’information. »
Selon le rapport, la principale raison du recul du Sénégal « les poursuites dont ont fait l’objet les journalistes Pape Alé Niang et Pape Ndiaye et de la forte dégradation des conditions sécuritaires des journalistes. »
Cette 21e édition du Classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF) révèle des évolutions majeures et parfois radicales, liées à une instabilité politique, sociale et technologique.
Il apparaît que la situation est « très grave » dans 31 pays, « difficile » dans 42 et « problématique » dans 55, alors qu’elle est « bonne » ou « plutôt bonne » dans 52 pays. Autrement dit, les conditions d’exercice du journalisme sont mauvaises dans 7 pays sur 10 et satisfaisantes dans seulement 3 pays sur 10.
Mercredi 20 avril, Reporters Sans Frontières publiait le Classement mondial de la liberté de la presse. Depuis 2002, l’ONG prend en compte une série d’indicateurs comme l’indépendance des médias, le pluralisme, l’environnement, l’autocensure, la transparence, et les exactions dans 180 pays.


