Pour sa 6e édition, le Salon international du livre de Thiès installe ses quartiers à Saly-Portudal. Quatre jours durant, cette activité se veut un rendez-vous d’échanges entre écrivains, éditeurs et lecteurs. La réflexion sur le devenir de l’Afrique sera au cœur des discussions.
Méditer sur le futur de l’Afrique
La présente édition du Salon du livre de Thiès a pour thème : «L’Afrique face à elle-même, enjeux d’écriture». Un sujet arrêté par le Comité scientifique qui est d’actualité et qui n’a pas été choisi par hasard, selon le président du Salon.
«L’Afrique qui vient, comme on dit génériquement, cette Afrique riche mais cette Afrique qui vit dans un monde où beaucoup de repères ont bougé, où les grandes nations se positionnent. Il est évident que nous devrions, nous aussi, nous positionner à travers ce miroir», souligne-Moustapha Ndéné Ndiaye, président du Salon. Il estime qu’il est important que les Africains puissent d’abord être conscients de ce qu’ils détiennent, ce qu’ils sont en termes d’enjeu par rapport au monde. «Naturellement, on dira que la littérature est loin des grands enjeux économiques. Je ne le crois pas trop souvent, parce que dans le monde tel qu’il est, en acceptant de réfléchir, de produire des idées, un peuple finit par toucher à l’essentiel», selon ledit Directeur de Fama Editions.
Il avance que « la littérature est forcément au cœur des grandes réflexions, surtout celles de cette Afrique qui vient au monde troublée mais où, petit à petit, elle prend sa place de manière inéluctable. Mais elle va gagner parce qu’elle sera au sommet du monde». C’est l’espoir, la conviction qu’il dit nourrir : «C’est cela aussi, la littérature, une somme de rêves, mais souvent, qui s’inscrivent dans la réalité».

