C’était un après midi de forte mobilisation du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR) au stade Amadou Barry de Guédiawaye. Les moustarchidines ont répondu à l’appel même en l’absence de leur guide religieux Serigne Moustapha Sy, ce à l’occasion de la commémoration des 25 ans d’existence du parti pour l’unité et le rassemblement, (PUR).
Coordonnateur adjoint du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR), Dr Mame Moussa Kane a révélé hier, dimanche 19 février, que la volonté des Moustarchidines est de faire de leur guide moral, Serigne Moustapha Sy, le candidat du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur) à la présidentielle du 25 février 2024
Plusieurs leaders de la coalition de l’opposition Yewwi Askanwi dont Ousmane Sonko, Malick Gackou et Ahmed Aïdara ont répondu à cette invitation.
Militants et sympathisants en ont profité pour investir leur guide et leader Serigne Moustapha Sy Al Makhtoum candidat à la présidentielle du 25 février 2024.
Ils ont aussi exigé la libération sans condition la libération de Massata Samb et de Mamadou Niang condamnés à une peine de six mois de prison ferme assortie de 5 millions d’amende pour coups et blessures volontaires sur leur collègue Amy Ndiaye Gniby.
Par ailleurs, interpellé sur la série de violences notées ces derniers jours, notamment lors de la manifestation interdite de Mbacké et le jour du procès en diffamation opposant Ousmane Sonko à Mame Mbaye Niang jeudi dernier, Dr Mame Moussa Kane a plutôt pointé la responsabilité de l’Etat. « Ce que l’Etat mobilise quand il interdit les manifestations, la moitié aurait suffi pour les encadrer. Quand tu es chef ou leader, il faut une dose de maturité », a-t-il fait remarquer avant d’ajouter au sujet du tollé qui a suivi les violences à Mbacké que d’aucuns voient comme une violation de la sacralité de Touba. « Moi, je ne suis pas de ceux qui croient que la sacralité de Touba a été violée ». Et d’ajouter : « Moi en tant que préfet connaissant la sensibilité des lieux, vu le contexte socio-politique du pays, l’idéal était d’autoriser la manifestation. Les limites qu’il a soulevées étaient trop légères. Par ailleurs, les lieux sacrés méritent d’être respectés par les acteurs de tout bord. Il faut de la maturité surtout au niveau de l’autorité centrale ».

