De Abdoulaye Faye, correspondant de Teranganews à Diourbel
Pour élaborer un projet politique du Parti Taxawu Sénégal, dans le cadre d’une tournée nationale dénommée « Dox Mbok », le leader socialiste, Khalifa Sall, candidat à l’élection présidentielle de 2024, en compagnie de ses partisans dont l’actuel maire de Dakar Barthélémy Dias et l’ancienne maire de la capitale sénégalaise Soham El Wardini, a bouclé samedi dernier un séjour de 48 heures dans le Baol.
En tournée à l’intérieur du pays à douze (12) mois de l’élection présidentielle, la caravane du candidat socialiste de Taxawu Sénégal Khalifa SALL a passé un séjour de 48 heures dans le Baol, terre du fondateur de la confrérie Mouride, pour échanger avec les populations, dans le cadre de sa tournée nationale dénommé « Dox Mbok », afin d’élaborer un projet politique de sa formation politique pour l’échéance électorale de 2024. « Cette tournée (Dox Mbok thi deuk biniou Bokk nguir motali yéné) est une démarche d’inclusion et de participation de co-construction d’un projet politique du candidat Khalifa Sall de Takhawou.
Aujourd’hui nous sommes en demande des populations, de leurs points de vue, de leurs suggestions et de leurs observations. (…) Nous voulons connaître leurs aspirations et nous voulons aussi les impliqués dans le programme qu’on va faire puisse que nous sommes certains d’une chose ils seront comme l’a dit Senghor au début et à la fin. Les citoyens devront être celles ou ceux qui vont élaborer le projet, qui vont mettre en œuvre et en être les bénéficiaires. C’est ses trois niveaux d’implication que nous sommes en train d’expérimenter à travers cette démarche de proximité que nous menons et que nous conduisons sur 12 mois », a déclaré devant la presse l’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall, en étant heureux d’effectuer ce séjour dans le Baol. Ainsi, il promet de poursuivre dans la même dynamique et de faire le tour du Sénégal afin de pouvoir construire avec eux un Sénégal prospère.
??Merci aux populations du #Baol,Terre de travail,de sagesse et d’érudition, pour cet accueil chaleureux.
Ensemble,nous ouvrirons une ère nouvelle de démocratie,de libertés et de stratégies de développement au service du Sénégal et de l’Afrique.Ensemble pour #???????Yéene pic.twitter.com/m9mEhOfvXB— Khalifa Ababacar SALL ?? (@kas_sall) January 22, 2023
Ce séjour dans le Baol a été une aubaine pour le leader de Taxawu Sénégal et membre de la coalition YAW de revenir sur le rejet du conseil constitutionnel aux députés Guy Marius SAGNA et Aminata TOURE. Selon lui, c’est une exigence démocratique que le premier ministre et son gouvernement de venir répondre les questions des députés, représentants du Peuple, sur le rapport des fonds Covid.
Le candidat de Taxawu Sénégal s’est également prononcé sur les questions liées à une troisième candidature du Président Macky Sall et sur le procès Adji SARR – Ousmane SONKO. Étant militant de PS et membre de BBY durant le référendum de 2016 lors de la révision constitutionnelle, le leader Khalifa Sall avait voté et fait voter un NON. Selon lui, il avait voté et fait voter un NON pour le respect de la parole publique et la promesse non tenue par le président Macky Sall de réduire son mandat de 7 à 5 ans. Sur la question d’une troisième candidature du président Macky Sall pour l’élection présidentielle prochaine, selon Khalifa, « l’avenir politique du président est derrière lui ». L’ancien militant du Parti Socialiste, Khalifa Sall, annonce que la coalition YAW est en train d’élaborer une stratégie pour faire face à une éventuelle troisième candidature du Chef de l’État. Il a aussi fait savoir à la presse que Macky Sall ne fera jamais une déclaration pour dire qu’il est candidat mais il attend le moment venu pour déposer sa candidature. Ce que le président de Taxawu Sénégal déclare irrecevable.
Abordant sur le procès Adji SARR – Ousmane SONKO, le leader socialiste trouve que « ce que l’on cherche à faire à Ousmane Sonko est inacceptable ». En étant solidaire avec le leader de Pastef, Khalifa Sall engage son parti à être prêt pour mener le combat et d’être à côté du leader des patriotes. Selon lui, « ce n’est pas un combat pour Ousmane Sonko mais c’est un combat de principe. C’est pour que le président de la République n’ai plus la possibilité de se choisir ses adversaires. C’est inacceptable dans un pays démocratique ».

