Le Sénégal a réduit de 40% les décès maternels entre 2010 et 2017, mais il lui reste de nombreux défis à relever dans ce domaine. C’est ce qu’a déclaré le directeur de la santé de la mère et de l’enfant au ministère de la Santé, Mamadou Doucouré.
‘’D’importants efforts ont été faits (…) en termes de densification sanitaire notamment, ce qui a permis d’avoir des résultats acceptables’’, a reconnu Doucouré, intervenant au lancement officiel de la Semaine nationale de la santé de la mère et de l’enfant, samedi 22 octobre à Kaffrine, en présence des autorités locales et de la représentante au Sénégal de l’Organisation mondiale de la santé, Lucile Imboua. ‘’Aujourd’hui, le taux de mortalité maternelle est passé de 396 décès pour 100.000 naissances vivantes en 2010 à 236 décès pour 100.000 naissances vivantes en 2017, ce qui traduit une diminution de 40 % en sept ans’’, a précisé Mamadou Doucouré.
En dix ans, le taux de mortalité néonatale est passé de 29 décès pour 1.000 naissances vivantes à 21 décès pour 1.000 naissances vivantes, le taux de mortalité infantile, lui, baissant de 39 à 27 décès pour 1.000 naissances vivantes, selon le directeur de la santé de la mère et de l’enfant.
En 2021, dans la région de Kaffrine, 26 décès maternels et 239 décès néonataux ont été recensés par les services de santé, selon un rapport de la direction de la santé de la mère et de l’enfant. ‘’Les facteurs de décès qui reviennent suivent (…) sont les recours tardifs aux établissements de santé, les consultations prénatales inadéquates, avec un taux de couverture de seulement 30 %, les accouchements à domicile et la problématique de la disponibilité du sang’’, a précisé M. Doucouré.
Le Sénégal s’est fixé pour objectifs de réduire le taux de mortalité maternelle à 70 décès pour 100.000 naissances vivantes, le taux de mortalité infantile à 10 décès pour 1.000 naissances vivantes, et le taux de décès infanto-juvéniles à 20 pour 1.000 naissances vivantes, d’ici à 2030, a dit le gouverneur de Kaffrine, William Manel.

