Le président Macky Sall a quitté Dakar ce vendredi en début de journée pour prendre part au Sommet extraordinaire de la CEDEAO sur la situation politique au Mali, en Guinée et au Burkina Faso.
Le président de la transition Assimi Goita a décliné l’invitation de la Cedeao à venir prendre part à ce sommet sur la Mali.
Sommet extraordinaire de la CÉDEAO sur le Mali à Accra:
Suite aux consultations avec la CÉDEAO, il est retenu que le format du Sommet est un huis clos entre Chefs d’Etat. Dès lors, la participation de la délégation ministérielle Malienne n’est plus nécessaire.— Amb. Abdoulaye Diop (@AbdoulayeDiop8) March 24, 2022
Ce sommet aura lieu moins d’une semaine après que le médiateur de la CEDEAO dans la crise malienne est reparti du Mali sans être parvenu à un accord avec les autorités de transition sur un calendrier électorale.
Le gouvernement malien a proposé à la CEDEAO un chronogramme révisé de 36 mois pour l’organisation des élections avant de réduire le délai à 29 puis à 24 mois. Mais « ce nouveau délai incompressible aux yeux des autorités du Mali n’a pas reçu l’assentiment du médiateur de la CEDEAO et de sa délégation qui sont restés sur leur position ».
En réponse, le gouvernement de transition du Mali a regretté, dimanche, l’absence de compromis avec le médiateur de la CEDEAO, Goodluck Jonathan.
Le Président @Macky_Sall a quitté Dakar ce vendredi 25 mars 2022 pour prendre part au sommet extraordinaire de la CEDEAO à Accra sur la situation politique au Mali, en Guinée et au Burkina Faso.
Le retour du Chef de l’Etat est prévu le même jour. pic.twitter.com/KqWIRPU9Uq
— Présidence Sénégal (@PR_Senegal) March 25, 2022
« Manifestement, la CEDEAO n’a toujours pas suffisamment pris en compte la complexité des enjeux auxquels le Mali est confronté et les aspirations profondes de son peuple, déterminé à prendre son destin en main », a relevé le gouvernement malien. Réaffirmant leur engagement à poursuivre le dialogue et trouver une solution avec la CEDEAO et la communauté internationale, les dirigeants de la transition déplorent la proposition de la CEDEAO tenant sur un délai de 12 à 16 mois.
« Cette proposition est essentiellement électoraliste et ne prend pas en compte les aspirations légitimes de réformes politiques et institutionnelles exprimées par le peuple malien », selon les autorités maliennes.

