La guerre médiatique continue. Les deux camps se sont invectivés encore en moins de 24 heures. De vifs échanges entre l’opposant Ousmane Sonko et Benno Bokk Yakaar par la voix de sa chargée du parrainage l’ex premier ministre Aminata Touré. Retours sur les pics en cascade entre le maire de Ziguinchor et Benno Bokk Yakaar…
Tout a commencé quand Ousmane Sonko a annoncé qu’il a allé répondre au président de l’Union des magistrats du Sénégal lors d’une conférence de presse de la coalition de l’opposition Yewwi Askan Wi, conférence au cours de laquelle les camarades de Khalifa Sall ont fustigé le parrainage et la volonté du pouvoir d’empêcher des leaders de prendre part aux élections législatives du 31 juillet prochain.
Une sortie qui n’est pas du goût de la majorité au pouvoir Benno Bokk Yakaar qui a fait face à la presse hier mardi pour apporter la réplique en lançant des piques principalement à Sonko qui a ouvert les hostilités en s’adressant au président de l’Ums dans l’affaire de viols présumés sans ménagé le pouvoir.
« Monsieur le président de l’UMS, le manque de sincérité qui ressort de vos propos trahit d’emblée votre parti-pris flagrant et la frilosité qui caractérise désormais votre organisation « syndicale ». En guise d’illustration, en juriste de formation dont vous dites qu’il « ignore le fonctionnement de la justice », je ne vous opposerai que des faits, rien que des faits « , a lancé le président du parti PASTEF/Les Patriotes au président de l’Union des magistrats du Sénégal qui avait fait face à la presse lundi pour dénoncer ce qu’il appelle des « attaques injustifiées des magistrats qui sont loin de la politique »
En effet, le maire de Ziguinchor est catégorique : « il s’agit d’un dossier politique visant à l’éliminer comme le pouvoir pour ne pas dire Macky Sall l’a fait avec Karim Wade ou encore Khalifa Ababacar Sall. Et si on se base uniquement sur les faits selon toujours le leader de la coalition de l’opposition Yewwi Askan Wi : aucune justice ne pourra le condamner car ce dossier est vide » mais averti-il « tous les responsables de ce qu’il appelle « ce complot vont le payer et vont croupir en prison. »
« Ce n’est pas BBY qui détient le carnet de rendez-vous à Sweet Beauté »
En conférence de presse hier mardi après-midi, les leaders de la coalition Benno Bokk Yakaar se sont exprimés sur la situation nationale et internationale. Et, selon la porte porte-parole du Aminata Touré, chargée par ailleurs de la campagne du parrainage en vue des élections législatives du 31 juillet prochain, les leaders de la coalition Benno Bokk Yakaar n’entendent pas laisser le terrain médiatique à l’opposition.
Sans détours l’ex première ministre s’est adressée à Ousmane Sonko en lui signifiant que ce n’est que peine perdue de se lancer dans une campagne de désinformation avec des discours va t’en guerre.
« Il doit arrêter cette manipulation car, ce n’est pas BBY qui détient le carnet de rendez-vous à Sweet Beauté. Nous sommes sereins et sommes plus que jamais déterminés à poursuivre nos efforts. Ce n’est pas lui qui va freiner la dynamique de Benno Bokk Yakaar », a rétorqué la chargée de la question du parrainage au sein de Benno.
Aminata Touré invite les responsables de Benno à la vigilance face cette campagne de désinformation et de déstabilisation parce que cela entrave la dynamique de la coalition.
Aminata Touré a même poussé le bouchon trop loin en interpellant Ousmane Sonko d’apporter des éclairages sur sa position par rapport à la crise en Casamance, lui qui avait affirmé dans une interview avec plusieurs médias locaux à l’occasion de l’An 1 des émeutes de mars dernier « ne connaître aucun membres du MFDC avant de réaffirmer sa position de principe sur cette crise. « Le débat sur l’indépendance n’est plus d’actualité ce qu’il reste à combattre c’est la coupe illicite de bois et la culture du chanvre indien non sans affirmer de façon claire et nette qu’il ne connaît aucun responsables du MFDC. »
Une joute verbale qui ne fait que commencer car d’ici le démarrage de la collecte des parrainages et le début de la campagne ça promet de chaudes empoignades entre l’opposition et le pouvoir.

