Les autorités du Mali et du Burkina Faso ont annoncé de nouvelles mesures restreignant l’entrée sur leur territoire aux citoyens des États-Unis. Cette décision intervient en réaction aux récentes restrictions imposées par Washington à plusieurs pays, dont ces deux États sahéliens.
Dans des communiqués officiels, les gouvernements malien et burkinabè expliquent avoir choisi d’appliquer le principe de réciprocité, estimant que leurs ressortissants font désormais face à des conditions d’accès plus contraignantes vers les États-Unis. En réponse, les deux pays ont décidé d’aligner leur politique migratoire sur celle adoptée par les autorités américaines.
Selon Bamako et Ouagadougou, cette mesure ne vise pas à rompre les relations diplomatiques, mais à affirmer leur souveraineté et le respect de l’égalité entre États. Les autorités soulignent que toute coopération internationale doit reposer sur le respect mutuel et l’équité dans le traitement des citoyens.
La décision américaine, annoncée mi-décembre, s’inscrit dans un durcissement plus large de sa politique migratoire, justifié par des considérations sécuritaires. Washington évoque notamment des insuffisances dans les mécanismes de contrôle et de coopération sécuritaire de certains pays concernés.
Du côté sahélien, cette annonce intervient dans un contexte régional tendu, marqué par une recomposition des alliances diplomatiques et par la montée en puissance de l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Les trois pays ont progressivement pris leurs distances avec leurs partenaires occidentaux traditionnels, tout en affirmant leur volonté de diversifier leurs partenariats internationaux.
Selon AFRICA NEWS, aucune précision n’a encore été donnée sur la durée de ces restrictions ni sur les catégories exactes de voyageurs concernés, mais les autorités assurent que les dispositions seront appliquées dans le respect des lois nationales et des engagements diplomatiques en vigueur.
Genèse MOUKAHA

