Les électeurs centrafricains sont appelés aux urnes ce dimanche dans un contexte politique marqué par de forts enjeux. Le pays organise simultanément plusieurs scrutins, dont la présidentielle, alors que le président sortant, Faustin-Archange Touadéra, brigue un nouveau mandat.
Cette candidature s’inscrit dans le cadre de la nouvelle Constitution adoptée en 2023, laquelle a supprimé la limitation du nombre de mandats présidentiels. Une réforme vivement contestée par une partie de l’opposition, qui y voit une manœuvre destinée à prolonger le pouvoir en place.
Au pouvoir depuis 2016, le chef de l’État aborde cette échéance électorale en position de favori, fort du soutien de l’appareil institutionnel et d’alliances stratégiques, notamment sur le plan sécuritaire. Ses partisans estiment que son leadership a permis une relative stabilisation du pays, tandis que ses détracteurs dénoncent une gouvernance verrouillée et un espace politique restreint.
Africa News, souligne que malgré un climat politique tendu, plusieurs figures de l’opposition ont été autorisées à se présenter, même si certaines contestent les conditions d’organisation du scrutin. Les autorités, de leur côté, assurent que toutes les dispositions ont été prises pour garantir un vote transparent et sécurisé sur l’ensemble du territoire.
Ce rendez-vous électoral s’annonce déterminant pour l’avenir institutionnel de la Centrafrique, alors que le pays cherche à consolider la paix et à renforcer ses institutions démocratiques.
Genèse MOUKAHA

