Au Mali, le chef de la transition, le général Assimi Goïta, a désormais la possibilité de rester à la tête du pays pour une durée indéterminée. Cette décision est rendue possible par l’adoption d’une nouvelle loi électorale, approuvée par le Conseil national de transition (CNT), qui fait office de parlement.
Le nouveau texte, validé à la majorité des voix, supprime toute contrainte de délai pour la fin de la transition et pour la tenue d’élections présidentielles. Il confère à Assimi Goïta un pouvoir sans échéance clairement définie, mettant entre parenthèses l’engagement initial des autorités à organiser des élections après la transition militaire.
Selon les détails d’Africanews, cette évolution inquiète une partie de la population et de la classe politique malienne, qui y voient un glissement vers une présidence de fait à vie. Des voix s’élèvent pour dénoncer une rupture avec les promesses de retour à l’ordre constitutionnel.
Arrivé au pouvoir par un coup d’État en août 2020, Assimi Goïta avait déjà prolongé la période de transition, malgré les critiques de la communauté internationale. Ce nouveau cadre légal semble désormais lui offrir un boulevard pour conserver le pouvoir aussi longtemps qu’il le souhaite.
Genèse MOUKAHA

