De Youssouf DIMMA, Correspondant de Teranganews dans la région de Ziguinchor
Scolarisée dans un collège privé de Ziguinchor, la jeune collégienne a été agressée par l’une de ses camarades à coup de lame de rasoir, suite à des altercations. Un fait de violence qui a suscité une levée de boucliers des organisations enseignantes et en première ligne les femmes du secteur de l’éducation dans le sud.
Un collectif regroupant plusieurs organisations d’enseignantes de la région de Ziguinchor a spontanément tenu, mardi, un rassemblement et une conférence de presse à la devanture de l’inspection d’académie de Ziguinchor pour « dénoncer les actes de violence perpétrés régulièrement par des élèves dans l’espace scolaire régional. »
En effet, le prétexte choisi par ces responsables d’organisations enseignantes pour descendre sur l’esplanade de l’inspection d’académie de Ziguinchor après avoir rencontré le patron des lieux, est l’agression, selon elles, d’une élève inscrite à un établissement privé d’enseignement secondaire établi à Ziguinchor. L’élève, selon Mairie Sané, l’une des responsables et surveillante générale du Bloc Scientifique et Technique (BST) « a été lacérée à la lame de rasoir par une de ses camarades de classes suite à des altercations. Elle a été gravement blessée au visage et difficile à regarder. Cela aurait pu arriver à une surveillante ».

Selon nos informations, l’élève en question a été admise aux soins d’un hôpital de Ziguinchor samedi, jour de son agression présumée, et ses parents ont porté l’affaire devant les autorités judiciaires compétentes. Mais cela ne semble pas suffisant pour les responsables d’organisations d’enseignantes ayant tenu la conférence de presse.
Oulimata Sané, l’une des porte-paroles du jour, directrice d’école et présidente de la commission féminine du syndicat des enseignants libres du Sénégal, authentique (SELS/A), a déclaré : « nous sommes ici pour dire ‘’Non !’’ à la violence dans l’école qui est un temple du savoir et non un lieu où tout est permis. Nous interpellons les autorités académiques pour leur dire que l’heure est grave parce que nous sommes confrontées chaque à des cas de violence. On nous parle même d’un autre cas de violence en milieu scolaire à Diagnon, dans la commune d’Adéane. C’est dire que nous, les enseignantes et enseignants, ne sommes pas à l’abri de ces actes de violence. Il faut que cela cesse ! Nous voulons que cela cesse immédiatement. »

Sa collègue, Marguerite Manga, présidente régionale du Forum des femmes enseignantes a ajouté qu’elles lançaient « un appel aux associations des parents d’élèves, aux comités de gestion des établissements, aux ‘’Bajenu Gox’’ de chaque localité, aux bonnes volontés pour qu’ils se rapprochent davantage et aussi régulièrement que possible, des élèves afin de renforcer la sensibilisation à la non-violence qu’ils ont toujours faite à leur attention. Nous disons aux élèves que leurs problèmes et leurs conflits quels qu’ils soient, ne devraient pas être réglés par la violence ; il existe des autorités scolaires et des instances scolaires qui peuvent les aider à résoudre leurs différends. Nous demandons aux parents, à la maison, de mettre l’accent sur l’éducation des enfants ».
Vont-elles être entendues par toutes celles et ceux qu’elles ont interpellés, voilà une question dont la répondre exacte devrait prendre un peu de temps.

