De Youssouf DIMMA Correspondant de Teranganews dans la région de Ziguinchor
Pas moins de 278 prévenus ont été placés sous bracelets électroniques depuis la commande par l’État de mille (1000) bracelets en vue de mettre en œuvre la législation les concernant. L’annonce est faite, jeudi 19 octobre 2023 à Ziguinchor, par M. Alassane Ndiaye, le coordonnateur du Centre de surveillance électronique y a présidé un atelier de mise à niveau.
Parlant des prévenus, à travers le Sénégal, ayant été placés sous bracelets électroniques, le Coordonnateur du centre de surveillance électronique a déclaré : » actuellement nous en sommes à 278 placement sous surveillance électronique au total depuis le début. Parmi eux, il y a 34 dépôts du bracelet parce que la mesure a pris fin et on a déposé le bracelet. Actuellement, il y a 244 personnes qui sont sous bracelets électroniques dont 207 qui sont en assignation à résidence sous surveillance électronique soit qui sont en attente d’être jugés ».
Selon lui, » après le lancement des activités du centre de surveillance électronique le 15 novembre 2022, nous avons initié une série d’ateliers à travers les différents ressorts des cours d’appel. Nous sommes à Ziguinchor pour partager, avec les acteurs de la justice notamment les magistrats et les membres des comités de suivi en milieu ouvert, le dispositif juridique institutionnel relatif aux bracelets électroniques ».
A l’en croire, » il s’agit notamment des dispositions applicables à l’assignation à résidence avec surveillance électronique et au placement sous surveillance électronique. En plus de la vulgarisation de ces textes, il s’agit de voir leur application dans le ressort de la cour d’appel de Ziguinchor qui recouvre les Tribunaux de Grande Instance (TGI) de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda ».
Justement concernant le TGI de Ziguinchor, une partie des détenus à la Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de la capitale sud du pays est en grève de la faim depuis lundi dernier, donc pendant que l’atelier de 3 jours se tenait sur les conditions d’utilisation des bracelets électroniques. Sur ce, M. Ndiaye a indiqué : » nous avions déjà préparé cet atelier avant même que cette grève – là n’ait démarré. C’est dire que l’autorité ministérielle a pris à bras le corps cette problématique liée à la surpopulation carcérale et cela a débuté depuis 2000 ».

