La croissance économique de l’Afrique de l’Ouest a connu une baisse, passant de 4,4% en 2021 à 3,8% en 2022, informe la Banque africaine de développement (BAD) dans son rapport 2023 sur les perspectives économiques de la zone.
« Le rapport note que le produit intérieur brut moyen de l’Afrique de l’Ouest a ralenti, passant de 4,4 % en 2021 à 3,8 % en 2022 », indique t-on dans ce document intitulé « Mobiliser le financement du secteur privé pour le climat et la croissance verte en Afrique de l’Ouest ».
« L’Afrique de l’Ouest a connu un ralentissement de sa croissance économique au cours de l’année écoulée, à l’exception du Cabo Verde, de la Gambie, de la Guinée, du Mali et du Niger », poursuit le rapport évaluant les performances économiques de 15 pays de la région ouest-africaine
Selon ses auteurs, ce « ralentissement de la croissance [est dû] entre autres facteurs, à des chocs successifs tels que la résurgence du Covid-19 en Chine, un partenaire commercial majeur des pays de la région […], l’invasion de l’Ukraine par la Russie [qui] a également provoqué des pressions inflationnistes sur le coût des denrées alimentaires, des carburants et des engrais dans de nombreux pays de la région de l’Afrique de l’Ouest. »
Par ailleurs, la BAD estime que « l’Afrique de l’Ouest dispose d’un énorme potentiel pour parvenir à une croissance verte, l’industrialisation verte étant la voie la plus évidente. »
Selon Kevin Urama, économiste en chef et vice-président chargé de la gouvernance économique et de la gestion des connaissances, cité dans le rapport, « le continent aura besoin de 235 à 250 milliards de dollars par an jusqu’en 2030 pour réaliser les investissements prévus dans le cadre de ses contributions déterminées au niveau national. »
Or, « l’Afrique n’a reçu qu’environ 29,5 milliards de dollars de financement climatique entre 2019 et 2020 », a-t-il regretté, selon APS.
Une contribution déterminée au niveau national ou CDN est un plan d’action climatique visant à réduire les émissions et à s’adapter aux effets des changements climatiques.
Les pays signataires de l’Accord de Paris sur le climat, qui date de 2015, sont tenus chacun d’établir une CDN et de la mettre à jour tous les cinq ans.

