Macky Sall va mettre fin au suspense sur une troisième candidature à l’élection présidentielle de février 2024. Après avoir longtemps entretenu le « ni oui ni non » le président Sall a décidé de donner sa position ce lundi à 20 heures, dans une déclaration.
Rendez-vous à 20h sur mon compte Facebook pour suivre en direct mon message à la nation. pic.twitter.com/jouwSDwRWu
— Macky Sall (@Macky_Sall) July 3, 2023
Le président de la république va s’adresser aujourd’hui aux Sénégalais pour donner sa position tant attendue sur le troisième mandat qui cristallise les débats depuis un certain temps.
Si cette déclaration est aussi attendue c’est parce qu’il a avait déclaré urbi et orbi que la constitution ne lui permettait pas de briguer un troisième mandat et qu’il était à son dernier quinquennat.
Mais depuis quelques temps, le président Sall a préféré entretenir le mystère autour de sa candidature pour briguer un troisième mandat en préférant toujours répondre par « ni oui ni non »
Plus récemment il a laissé entendre dans une interview avec un journal français que « cette question était déjà réglée par la Constitution.
Sur le troisième mandat dont on lui prête les ambitions le chef de l’Etat entretient encore le flou sauf qu’ici il dit clairement que son premier mandat de sept ans est exclut de la décompte donc il est a son premier mandat de cinq ans et s'(il se présente il sera à son second mandat de cinq ans comme le stipule la Constitution.
Serez-vous candidat à votre succession en février 2024 ?
Cette question m’a été posée des dizaines de fois. Dans mon camp, les gens se sont déjà positionnés pour m’investir comme candidat. Je n‘ai pas encore apporté ma réponse. J’ai un agenda, un travail à faire. Le moment venu, je ferai savoir ma position, d’abord à mes partisans, ensuite à la population sénégalaise.
« Sur le plan juridique, le débat est tranché depuis longtemps. J’ai été élu en 2012 pour un mandat de sept ans. En 2016, j’ai proposé le passage au quinquennat et suggéré d’appliquer cette réduction à mon mandat en cours. Avant de soumettre ce choix au référendum, nous avons consulté le Conseil constitutionnel. Ce dernier a estimé que mon premier mandat était intangible et donc qu’il était hors de portée de la réforme. La question juridique est donc réglée. Maintenant, dois-je me porter candidat pour un troisième mandat ou non ? C’est un débat politique, je l’admets. », a-t-il précisé.
Dans votre autobiographie publiée avant la présidentielle de 2019, Le Sénégal au cœur, vous affirmiez briguer votre « deuxième et dernier mandat ». Direz-vous comme votre prédécesseur Abdoulaye Wade, en 2012 : « Ma waxoon waxeet » (Je l’ai dit, je me dédis) ?
Je ne me dédis pas. J’ai donné une opinion qui correspondait à ma conviction du moment. Celle-ci peut évoluer et les circonstances peuvent m’amener à changer de position. Nous sommes en politique. Mais pour l’instant, je n’ai pas déclaré ma candidature. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.

