Le consortium « Agir ensemble » (Joining Forces) s’indigne contre la récurrence des violations des droits de l’Enfant et rappelle à l’Etat du Sénégal l’urgence de prendre des mesures concrètes pour assurer la protection et la réalisation des droits des enfants conformément à ses engagements internationaux.
En cette semaine nationale de l’enfant, les ONG membres du consortium Agir Ensemble, qui œuvrent pour la protection et la promotion des droits de l’enfant, sont très préoccupées par la recrudescence des violations des droits de l’enfant au Sénégal. Le Consortium « Agir
Ensemble » s’insurge contre les cas de traitements inhumains et dégradants dont sont victimes les enfants en situation de rue, la persistance du mariage des enfants et des mutilations génitales féminines, les cas de violences sexuelles sur des filles mineures, l’implication des enfants dans les manifestations récentes, etc. et appelle l’Etat du Sénégal à agir maintenant.
Selon les Directeurs Pays des ONG membres du consortium : « Le Gouvernement doit s’assurer de l’exécution de la directive du Président de la République, en conseil des ministres du 13 Juin 2019, d’évaluer la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Protection de l’Enfant et de veiller à l’adoption urgente du projet de loi portant code de l’enfant ».
Profondément touché par l’implication d’enfants dans des manifestations violentes ayant déjà occasionné des décès- y compris d’enfants, le Consortium « Agir Ensemble » encourage les autorités nationales à mettre en place des mécanismes afin d’assurer la protection des enfants en toutes circonstances et surtout lors des événements socio-politiques et manifestations publiques et appelle les parents, les familles, les acteurs de l’éducation et les communautés à plus de vigilance pour assurer et garantir la protection des enfants.
Malgré les avancées non négligeables en matière de protection des enfants et les nombreuses résolutions prises en ce sens, les enfants sont de plus en plus victimes de violences de toutes sortes. Pour venir à bout de telles pratiques et régler de manière définitive les cas de violences et de maltraitance que subissent les enfants, le consortium appelle à l’harmonisation de la législation nationale aux traités internationaux ratifiés par l’Etat du Sénégal.
Les directeurs Pays d’ajouter : « Le Consortium Agir Ensemble, invite l’Etat du Sénégal à reprendre le travail autour du projet de code de l’enfant pour une réflexion approfondie qui puisse permettre son amélioration et aider à accélérer son adoption. Le code de l’enfant reste l’instrument juridique le plus sûr pour venir à bout des violences faites aux enfants car il offre des réponses durables à des problématiques cruciales de protection des enfants, notamment les violences sexuelles, la mendicité des enfants, le mariage des enfants, etc. ».
De plus, le consortium Agir Ensemble plaide pour l’accélération des processus :
➢ D’adoption du projet de loi portant Code de l’Enfant,
➢ D’institutionnalisation du Parlement National des Enfants,
➢ De vote du projet de loi portant statut des daaras
➢ Du financement et de la mise en œuvre du Plan d’action national pour l’abandon
du mariage des enfants.

