L’accord de financement au titre du Mécanisme Elargi de Crédit (MEC) et de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) d’un montant de 1,526 milliard de dollars américains, combinés à la Facilité pour la Résilience et la Durabilité (FRD) d’un montant de 327,1 millions de dollars américains soit au total (1150 milliards F CFA).
Les priorités politiques dans le cadre du programme MEC/FEC portent sur la réduction des vulnérabilités de la dette à travers une diminution du déficit budgétaire, le renforcement de la gouvernance financière et du dispositif anti-blanchiment des capitaux et de lutte contre le financement du terrorisme, et la mise en œuvre de réformes pour une croissance plus inclusive et plus riche en emplois.
La Facilité pour la Résilience et la Durabilité (FRD) soutiendra les objectifs d’atténuation du changement climatique du Sénégal, accélérera l’adaptation du pays au changement climatique et soutiendra les travaux visant à intégrer les considérations relatives au changement climatique dans le processus budgétaire.
« L’équipe du FMI est parvenue à un accord au niveau des services sur les politiques et les réformes qui pourraient être soutenues par le Mécanisme Elargi de Crédit (MEC) et la Facilité Elargie de Crédit (FEC) d’une durée de 36 mois avec un accès de 1,132 milliard de DTS (ou 1,526 milliard de dollars américains, représentant 350 % de la quote-part), combiné à la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) avec un accès de 242,7 millions de DTS (ou 327,1 millions de dollars américains, représentant 75 % de la quote-part).
Selon une note d’information du FMI « L’accord de financement au titre du MEC/FEC fournira un ancrage politique dans un environnement extérieur et intérieur difficile et soutiendra les efforts des autorités pour faire avancer les réformes visant à renforcer la résilience économique. La FRD soutiendra les efforts du Sénégal pour renforcer sa résilience aux effets du changement climatique. L’accord conclu avec les services du FMI est soumis à l’approbation de la direction et du conseil d’administration du FMI. L’examen par le Conseil d’administration est provisoirement prévu pour la mi-juin 2023.
« En 2022, une confluence de chocs externes liés en grande partie à la guerre en Ukraine a pesé sur la reprise post-Covid-19, affecté les finances publiques, creusé le déficit des comptes courants extérieurs, augmenté les niveaux d’endettement et érodé les réserves internationales de change de la région (UEMOA). Pour 2023, le ralentissement de l’économie mondiale et le durcissement des conditions financières pèseront sur la reprise attendue de l’activité économique. La croissance du PIB hors hydrocarbures est désormais projetée à 5,3 % en 2023 (contre une projection initiale de 6 %). Néanmoins, si la production de pétrole et de gaz démarre au quatrième trimestre de cette année, la croissance totale du PIB pourrait dépasser 8 % en 2023. Les pressions sur les prix s’atténuent mais restent élevées. Les conditions financières sur le marché régional se sont considérablement resserrées.
L’accord MEC/FEC soutiendra les efforts déployés par les autorités pour préserver la viabilité de la dette et reconstituer les marges de manœuvre budgétaires. À cet égard, les autorités ont réitéré leur engagement à ramener le déficit budgétaire à 3 % du PIB d’ici 2025. Pour atteindre un tel objectif, il faudra mobiliser davantage de recettes, notamment en rationalisant les exonérations fiscales et en supprimant progressivement les subventions à l’énergie qui sont régressives et élevées. Parmi les autres priorités politiques du MEC/FEC figurent le renforcement de la gouvernance financière et l’amélioration du dispositif anti-blanchiment des capitaux et de la lutte contre le financement du terrorisme (AML/CFT), et la mise en œuvre de réformes pour une croissance plus inclusive et plus riche en emplois, à travers le renforcement des filets de sécurité sociale, la promotion de l’égalité des sexes et l’amélioration de l’environnement des entreprises.
Les réformes soutenues par la FRD aideront le Sénégal à atteindre ses engagements en matière de Contribution Déterminée Nationale (CDN) dans le cadre de l’Accord de Paris de 2015. Les réformes se concentreront sur les mesures d’atténuation et d’adaptation au climat, et sur l’intégration des considérations liées au climat dans la préparation, l’exécution et le suivi du budget.

