Le Parti démocratique sénégalais (PDS) et l’ancienne Premier ministre et ex numéro 2 du régime de Macky Sall, Aminata Touré « Mimi » se crêpent les chignons.
Le parti de Me Wade rejette rejette tout cadre de lutte avec Madame Aminata Touré qui pendant onze années de la gouvernance de BENNO BOKK YAKAAR a été l’un des principaux responsables du recul de l’Etat de droit, de la démocratie et de la pauvreté qui frappe aujourd’hui les sénégalais. Aminata Touré a été ministre de la justice, Premier ministre, Présidente du CESE et le quasi numéro 2 du régime finissant de l’APR pendant plus d’une décennie. Il est inacceptable que Aminata Touré, alors ministre de la justice, qui en 2012 n’ayant pas confiance aux juges sénégalais de la CREI a mis en place une officine composée de juges étrangers à la retraite, notamment français qu’elle recevait régulièrement dans ses bureaux afin de mieux s’acharner et de violer les droits du candidat du PDS, veuille aujourd’hui se dédouaner et s’acheter une “virginité politique” au point de vouloir partager le même cadre de lutte que l’opposition légitime.
Ainsi, dans texte, le PDS alerte sur le fait que Aminata Touré faisant l’objet de graves accusations dans un rapport de l’Inspection Générale d’Etat (IGE) pour des faits de détournement de deniers publics et de corruption veuille faire de l’opposition légitime un refuge et un bouclier pour se protéger. Au vu de la gravité des faits révélés par l’IGE qui incriminent Madame Touré, le PDS exige la déclassification immédiate et la publication sans délais du rapport de l’IGE. Le PDS appelle l’opposition, la société civile dans sa globalité, le forum civil, et plus particulièrement son coordonnateur Monsieur Birahim Seck lui-même membre du CESE, ainsi que toutes les organisations nationales et internationales de lutte contre la corruption, les forces vives de ce pays, d’exiger que la lumière soit faite sur ces graves accusations de détournement du budget du CESE et du fonds COVID 19, ainsi qu’à une reddition des comptes comme l’a longtemps martelé Madame Aminata Touré lorsqu’il s’est agi d’instrumentaliser la justice pour traquer des opposants et surtout les responsables du PDS.
Aussi, les partisans de Wade notent que pour des raisons éthiques, leur parti ne saurait partager une quelconque plateforme de combats démocratiques avec Aminata Touré dont la place “n’est pas sur les bancs de l’opposition mais sur les bancs des tribunaux pour répondre des graves accusations de détournements de deniers publics et des milliards qu’elle a volés au peuple sénégalais”.
Une sortie qui a vite suscitée une réaction de l’ancienne Garde des Sceaux et ministre de la Justice au moment du déclenchement de l’affaire Karim Wade suivi de son procès et condamnation. Dans un communiqué Mimi Touré, ancienne numéro 2 du régime de Macky Sall dit ne pas vouloir entretenir de querelles personnelles publiques mais attaque au quart de tour et accuse les hauts dirigeants du PDS d’être en négociations avancées avec le président Sall. Voici son communiqué en réponse à celui du PDS.
Le communiqué de Mme Aminata Touré
Je ne compte pas entretenir de querelles personnelles publiques à ce moment crucial de la vie et de l’avenir de notre pays. Je voudrais seulement dire que le Sénégal est à un tournant important de son histoire avec la tentative du Président Macky Sall de se présenter pour un troisième mandat juridiquement et moralement inacceptable. Toutes les forces démocratiques de ce pays doivent se mobiliser dans un large rassemblement pour que le Sénégal ne connaisse ni de recul démocratique encore moins d’instabilité dans notre contexte sous-régional déjà fragile. La direction du PDS est dans des négociations avancées avec le Président Macky Sall et tout le monde le sait. C’est leur deal en parachèvement avec le Président Macky qui les empêche de pouvoir prendre part à la construction du large front de l’opposition et des forces vives de la Nation en gestation pour empêcher une troisième candidature du Président Macky Sall.
Ainsi, le PDS n’a “courageusement” rien trouvé de mieux que de vouloir me faire passer pour la raison de leur défection au combat que compte mener les démocrates sénégalais.
Je tiens à rappeler que le PDS a eu à gérer l’Etat du Sénégal pendant 12 ans, par conséquent, ses responsables connaissent son fonctionnement , les prérogatives du Président de la République qui définit la Politique de la Nation, ils connaissent aussi les prérogatives des Ministres qui mettent en application la Politique du Président de la République dans leur secteur respectif. Le PDS devrait avoir le courage de s’en prendre d’abord au Président Macky Sall dont j’étais le ministre de la Justice et j’assume pour ce qui me concerne les actes que j’ai eu à poser dans l’exercice de mes fonctions en rapport avec les exigences de bonne gouvernance.
Il est impossible au PDS de s’attaquer au Président Macky Sall puisse qu’il est en collaboration secrète avec ce dernier tout en se déclarant dans l’Opposition. Depuis l’installation de l’Assemblée Nationale, le PDS s’est systématiquement démarqué de toutes les initiatives de l’Opposition et s’est aligné sur la décision du Président Macky Sall de me retirer illégalement mon mandat de député. En définitive, le PDS étant dans un deal avec le Président Macky Sall il ne peut pas se prononcer sur le débat national du 3 ème mandat qui intéresse les Sénégalais préférant se cacher derrière des débats personnels. Il ne s’agit pas de nos personnes respectives mais de notre Démocratie bâtie à la sueur et au sang de plusieurs générations.
Au lieu des attaques personnelles, je les invite à se prononcer sans ambages sur l’impossibilité du Président Macky de briguer un troisième mandat.

