Interrogé sur le sujet, dans un entretien accordé au New York Times, le président sénégalais Macky Sall a une nouvelle fois laissé planer le doute : « Il est clair qu’aujourd’hui il n’y a pas de débat juridique [pour savoir s’il peut ou non se représenter]. Maintenant, que je sois candidat ou non, c’est ma décision. Quand je me déciderai, je le ferai savoir au peuple sénégalais », a-t-il déclaré. Ajoutant qu’il est normal que je sois critiqué dans mon action politique, pas seulement dans mon travail de président.
Rappelons qu’avant d’accéder au pouvoir, Macky Sall avait fait une double promesse aux sénégalais. Il ramènerait, promettait-il, la durée du mandat présidentiel de sept à cinq ans et appliquerait cette réduction à son propre mandat.
Sur un tout autre registre notamment sa visite aux Etats-Unis, le président en exercice de l’Union africaine a réaffirmé sa position à savoir plus de places pour l’Afrique au sein du G20 ainsi qu’au Conseil de sécurité des Nations Unies. Dans cette dernière instance, Macky Sall veut deux sièges permanents avec droit de véto. En ce qui concerne le G20, la question est en bonne voie dit-il. Mais, pour le Conseil de sécurité, « le débat est plus difficile. »

