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Marché de Ourossogui : Un violent incendie ravage prés d’une centaine de cantines 

De Thierno Baye Diène correspondant de Teranganews à Matam 

Une centaine de cantines implantées au marché de Ourossogui à été calcinée par l’incendie qui s’est déclaré dans la nuit du Dimanche vers 22h. Aucune perte en vies humaines mais d’importants dégâts matériels ont été notés.

Le feu s’est déclarée aux environs de 21h et jusqu’à 2h du matin, les sapeurs-pompiers et les populations luttaient contre les flammes. L’autre aspect est que pour se ravitailler en eau, les camions citernes faisaient la navette jusqu’à l’hôpital de Matam car les potences des forages de Ourossogui n’étaient pas opérationnelles. Le feu a fait de gros dégâts parce que l’absence de Bouches d’incendie et l’occupation des allées intérieures du marché à travers la délivrance tout azimuts de titres précaires par la municipalité posent un problème de promiscuité et d’accès pour les engins lourds », martèle le jeune conseiller départemental de Matam.

C’est un incendie d’une rare violence qui s’est déclaré au grand marché de Ourossogui le jour de la tabaski, au moment où certains étaient blottis dans les bras de Morphée. Le feu qui a totalement réduit en cendres les cantines, s’est propagé avec une vélocité déconcertante. Au point qu’avant l’arrivée des sapeurs pompiers, une grande partie du marché était déjà sous l’emprise des braises. Les soldats du feu venant de la ville de Matam, avaient rapidement parcouru les 10km qui les séparaient de Ourossogui. Mais ils ont été considérablement entravés par l’étroitesse des voies de passage. Leur camion citerne ne pouvait pas pénétrer dans l’enceinte du marché. Ce qui explique leur grande difficulté à circonscrire le feu puisqu’il aura fallu plus de 4 tours d’horloge pour venir à bout des flammes.

Les dégâts sont inestimables, une centaine de cantines et des étals sont partis en fumée. Des marchandises calcinés qui ne sont pas pour l’heure quantifiés mais qui peuvent être estimés à plusieurs millions de francs. Un sinistre qui survient alors que la quasi-totalité des propriétaire étaient partis rejoindre leur terroir pour les besoins de la fête de tabaski. Selon les témoignages d’un proche d’un sinistré, il y avait de grosses sommes d’argent qui étaient dans les cantines et qui sont parties en fumée. « Mon ami est présentement à Ndindy, il est abattu quand je lui ai annoncé la triste nouvelle. Il n’en revenait pas, il a fallu qu’il voit les images de ses propres yeux pour qu’il réalise que c’est vrai ce que je lui disais. C’est toutes ses économies qui sont englouties par les flammes. Il venait de faire une très bonne opération, il avait beaucoup vendu et il n’avait pas eu le temps de déposer l’argent à la banque. Il l’avait laissé dans sa cantine en attendant qu’il rentre dans la semaine. Hélas », confie-t-il.

Cet incendie est le deuxième dans ce marché en moins d’une année. Et celui-ci a été particulièrement dévastateur, mais jusqu’ici les causes de ce sinistre restent inconnues. Pour Daouda Niang, journaliste à la retraite et habitant à Ourossogui, les responsables sont plusieurs niveaux. « Il ne s agit ni plus ni moins que de responsabilités partagées de part et d autres. Je dirais d’une part la cupidité pour les commerçants qui veulent se faire plein les poches en usant de toutes les astuces possibles pour s’implanter sur les voies de dégagement à l’intérieur comme aux alentours du marché, et d’un autre côté, l’avidité des municipaux qui octroient des titres d occupations sans fondements et cela a permis les installations précaires au niveau du marché, explique-t-il avant de poursuivre. combien de fois y a t’il eu de déguerpissement, combien de fois les commerçants sont revenus occuper les lieux » s’emporte-t-il
L’élu départemental Ibrahima Ba dit Tépé est profondément outré par la situation qui n’est que la résultante d’une gestion teintée de négligence et de laisser aller. « il y a clairement de la négligence doublée d’indiscipline caractérisée de la part des acteurs qui ont conduit à cette incendie .

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Khadim FALL