Comparativement à son niveau du trimestre précédent, le produit intérieur brut (PIB) réel, corrigé des variations saisonnières (CVS) à enregistré au premier trimestre de l’année 2022, une baisse de 2,2% a indiqué l’Agence nationale de la statistique et de la démographie.
‘’Au premier trimestre de l’année 2022, le Produit Intérieur Brut (PIB) réel, corrigé des variations saisonnières (CVS), s’est replié de 2,2%, par rapport au trimestre précédent’’, informe-la structure dans une note consacrée aux évolutions récentes de l’économie sénégalaise.
Le document rendu public mardi 12 juillet note que ce résultat était consécutif à la régression des valeurs ajoutées des secteurs secondaire (-8,3%), et tertiaire (-0,3%).
Sur la même période, les taxes nettes de subventions sur les produits ont également fléchi de 5,6%, relève le rapport. L’ANSD fait remarquer que la baisse du secteur secondaire était liée au recul de l’activité dans la quasi-totalité des sous-secteurs tels que le raffinage du pétrole et cokéfaction (-88,8%), les activités extractives (-15,4%), la fabrication de produits chimiques de base (-14,7%), la fabrication de produits agro-alimentaires (-10,9%) et la fabrication de ciment et d’autres matériaux de construction (-7,3%). S’agissant de la baisse de la valeur ajoutée du secteur tertiaire, elle est due à la contre-performance des sous-secteurs des services d’hébergement et de restauration (-41,5%) et des activités financières et d’assurance (-0,5%), rapporte la source, selon Aps.
Elle signale toutefois que la baisse de la valeur ajoutée du secteur avait été atténuée par la progression des activités domestiques (3,1%), des autres activités de services (3 %) et des activités immobilières (1,9%).
En ce qui concerne le secteur primaire, il est noté une hausse de la valeur ajoutée de 3,7%. Une augmentation liée aux performances des secteurs de l’agriculture (5,1%) de l’élevage (1,3%) et de la sylviculture (0,8%), dans une moindre mesure, fait-on savoir.
Au premier trimestre 2022, le sous-secteur de la pêche s’est contracté de 2,2% en raison de la diminution des débarquements de la pêche industrielle en quantité (-1,2%), dit le rapport.
Le document fait savoir que sous l’angle de la demande, un accroissement de 0,5%, en variation trimestrielle de la consommation finale et un repli de la FBCF (-0,7%) ont relevés, alors que les importations et les exportations de biens et services se sont contractées respectivement de 0,4% et de 6,3%.

