Des affrontements entre manifestants palestiniens et policiers israéliens sur l’Esplanade des Mosquées à Jérusalem, les premiers sur place depuis le début du ramadan, ont fait plus d’une centaine de blessés vendredi sur fond de crainte d’un embrasement dans les Territoires palestiniens occupés.
«Cent dix-sept blessés ont été transférés» dans des hôpitaux de Jérusalem et des «dizaines» d’autres ont été traités sur le site, a indiqué à l’AFP un responsable du Croissant-Rouge palestinien à propos de ces violences dans la Vieille Ville de Jérusalem, située dans un secteur occupé depuis 1967 par Israël.
Jeudi, trois Palestiniens ont été tués dans des opérations israéliennes en Cisjordanie ayant fait aussi de nombreux blessés dont l’un a finalement succombé vendredi à ses blessures, a indiqué le ministère palestinien de la Santé.
Troisième lieu saint de l’islam, l’Esplanade des Mosquées –nommée aussi Mont du Temple par les juifs– est située dans la Vieille Ville à Jérusalem-Est, théâtre de nombreux affrontements violents entre policiers israéliens et manifestants palestiniens.
Lors du ramadan en 2021, mois sacré des musulmans, des manifestations nocturnes à Jérusalem et des heurts jusque sur l’esplanade s’étaient mués en onze jours de guerre entre le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, et Israël.
La Jordanie administre l’Esplanade des Mosquées, où sont situées la mosquée al-Aqsa et le dôme du rocher, mais l’accès à ce lieu est contrôlé par Israël.
Peu avant le début du mois du ramadan cette année, le 2 avril, de hauts responsables israéliens et jordaniens avaient multiplié les pourparlers afin de garantir à la fois la liberté de culte et la sécurité du site dans l’espoir d’éviter de nouveaux heurts.
Ces affrontements sur l’Esplanade des Mosquées sont les premiers cette année depuis le début du ramadan, période de grands rassemblements pour les musulmans sur ce lieu sacré, qui sert aussi parfois de caisse de résonance au conflit israélo-palestinien.
Et ce weekend, en plein ramadan, les autorités craignaient des dérapages dans la ville sainte avec le début des célébrations chrétienne de Pâques et juive de Pessah, accompagnée de prières au Mur des Lamentations, rare coïncidence des calendriers entre les trois grandes religions monothéistes.
D’autant que les violences se multiplient ces dernières semaines en Israël et en Cisjordanie occupée.

