À quelques mois de sa livraison, prévue le 22 février 2022, le Stade du Sénégal, dont les travaux ont démarré en février 2020, sera bientôt terminé. L’état d’avancement du chantier serait actuellement à plus de 82%. Un bijou ingénieusement incrusté dans l’écrin de Diamniadio et qui a déjà fière allure.
Située à quelques mètres de l’autoroute de l’Avenir, qui relie Dakar à l’aéroport Blaise-Diagne (AIBD) de Diass, l’infrastructure sportive est nichée entre la sphère ministérielle Ousmane-Tanor-Dieng et l’université Amadou Makhtar M’Bow. Les gros œuvres, étant terminés, les ouvriers s’affairent à finir la pose du toit, le carrelage, la climatisation, la construction de la voirie, entre autres.
Djibril Diop, chef de projet à la Société de gestion des infrastructures publiques des pôles urbains de Diamniadio (Sogip), l’a certifié, mardi 16 novembre, au Ministre des Sports, Matar Bâ, en marge de la visite guidée initiée par l’autorité dans le chantier de l’édifice. Selon l’ingénieur, l’état d’avancement des travaux est très satisfaisant et le délai de livraison de l’infrastructure sera respecté. « Le Stade du Sénégal est réalisé à plus de 82%. Nous avons déjà achevé les travaux de gros œuvre. Il ne reste plus que les travaux de second œuvre. Donc les clés seront livrées à date échue. Il n’y a aucun doute là-dessus », a informé le responsable des projets de la Sogip. En effet, un travail à grande vitesse se fait par l’entreprise turque Summa pour apporter la dernière touche au bijou à l’architecture avant-gardiste respectant les normes environnementales et de conception les plus exigeantes de la réglementation Fifa.
Venu visiter le chantier, le ministre sénégalais des Sports, Matar Bâ, accompagné du président de la Fédération sénégalaise de football, Augustin Senghor, du directeur de la Société de gestion des infrastructures des pôles urbains de Diamniadio et du lac Rose (SOGIP), Gallo Bâ, et de journalistes, semble séduit par le travail déjà réalisé en un temps record.
Ce joyau, d’une surface bâtie de 67 800 m2, posé sur 13,5 hectares, abrite une salle de presse de 287 places, un musée qui portera le nom de l’ancien international sénégalais feu Pape Bouba Diop, un parking de 1800 places, mais également une tribune Vip de 1193 places. Pour le strict respect de la « Green goal » Fifa, surtout en matière d’économie d’énergie, le stade, financé à hauteur de 150 milliards de FCfa, dépendra d’une centrale solaire de 2 mégawatts qui permettra de pallier aux besoins énergétiques estimés à 6 mégawatts. Une manière, selon le chef de projet de la Sogip, de « compenser l’énergie qui sera puisée au niveau de la Senelec ». Ce stade de dernière génération aux formes futuristes sera également doté d’une pelouse semi-hybride. « Cette technologie utilisée pour la pelouse n’existe pas encore en Afrique de l’Ouest. Nous serons les premiers à l’avoir. La pelouse sera semi-hybride, c’est-à-dire alliant gazon naturel et microfibres synthétiques. C’est une technologie qui permet à la pelouse d’avoir une durée de vie plus longue », a laissé entendre-Djibril Diop.

