Les forces de sécurité sont appelées à avec les populations dans leur mission de protection des personnes et des biens. C’est ce qu’a avancé lundi 25 octobre le de l’Intérieur, Antoine Félix Abdoulaye Diome, intervenant à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la conférence nationale sur la sécurité collaborative initiée par l’Ambassade des Etats- Unis à Dakar, à travers l’Institut américain de la paix.
« Les forces de sécurité qui sont chargées de la protection des personnes et des biens sont appelées à rechercher la collaboration avec les populations en matière de police administrative et judiciaire dans le respect des lois et règlements » , a t-il dit.
Diome a fait savoir que cette attitude souhaite des forces de sécurité « n’est pas une remise en cause de la fonction essentielle et exclusive de l’Etat en la matière, mais plutôt dans une dynamique de faire participer de façon active et dans l’ intérêt de toutes les populations à cette question ».
Le ministre a expliqué que la sécurité collaborative « permet d’adapter notre système de sécurité aux enjeux actuels et futurs en la gagnant plus dense grâce à l’apport bienveillant des populations ».
« C’est ainsi que le Sénégal fera face à toutes les nouvelles formes de violence telles que le trafic de drogue qui connaît une nouvelle mutation, à la traite des personnes, à la criminalité transfrontalière, à la cyber criminalité, mais aussi au terrorisme » , un t-il soutenu.
Citant l’exemple de l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (ASP), il a rappelé qu’elle a pour mission principale de favoriser et de mettre en œuvre une approche intégrée participative et inclusive à travers un partenariat dynamique entre les différents acteurs concernés par le phénomène de la délinquance. D’après lui, nous pouvons en compter 8 000, déployés sur l’étendue du territoire national.
Il est louable de mobiliser toutes les bonnes volontés, car le monde fait face à des problèmes multidimensionnels et ceux relatifs à la sécurité en sont les plus importants, selon le ministre.
Selon le ministre de l’Intérieur en charge de la sécurité publique, « la criminalité transnationale organisée n’épargne aucun pays, d’où la responsabilité commune des États de créer des mécanismes de coopération internationale, d’échange d’expérience et de partage de bonnes pratiques ».

